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16 août 2012 4 16 /08 /août /2012 13:16

Me voilà enceinte, et je réalise donc que je vais devoir me montrer. Je t'avoue que ça a été du stress.

 

La peur, toujours, de la remarque balancée en douce (ou pas).

 

Lors de ma première visite chez la SF libérale, elle m'a demandé de me mettre entièrement nue. Puis elle m'a pris la tension qui avoisinait les 24 je pense. Elle a vu que c'était en lien avec mon état de nudité, et attendait donc que je me "calme" pour me la reprendre. Toutefois tout au long de la grossesse elle n'a jamais trop percuté que ça serait mieux de la prendre habillée et pas de juste attendre 2 minutes. Du coup chez elle j'avais toujours une tension relou (pas bon la tension chez une femme enceinte, pas bon).

 

Elle n'a rien dit. je ne sais pas si elle a remarqué quelque chose, mais elle n'a rien dit. Pfiou, soulagement. Thank you. 

 

Ça, c'était fait. Niveau suivi, ça devrait aller me suis-je dit, d'autant plus qu'elle ne va pas me mater les seins à chaque fois. Tu noteras quand même que je préfère montrer ma choune plutôt que ma poitrine, tout va bien. 

 

Après, ma grosse appréhension, c'était l'accouchement. Je ne voulais absolument pas accoucher toute nue. Je m'imaginais avec un tee-shirt, forcément que j'aurais un tee-shirt voyons. Pas juste un soutif, non, un tee-shirt qui ferait office d'armure.

 

Je l'avais même mis dans mon projet de naissance. Tee-shirt, tee-shirt, tee-shirt.

 

Le jour J, j'ai soigneusement enfilé ma chemise de nuit. Et puis je te raconte pas comment au bout d'un moment j'avais autre chose à foutre. J'ai bien dû me mettre à poil pour entrer dans la baignoire. Et ensuite, rien à battre. J'ai accouché à poil. C'est bien, pour moi ça veut aussi dire que je me sentais en sécurité, que j'étais bien accompagnée.

 

C'est là où je fais le lien entre mon allaitement et mon fardeau.

 

Vu que j'avais laissé tomber l'idée d'une opération, mes seins, il fallait bien que je vive avec. J'ai fait le choix (enfin si on peut appeler ça un choix) de les ignorer plus ou moins. Certes, je mettais des décolletés, mais jamais je ne leur ai conféré un réel pouvoir de séduction. Voilà, ils étaient là, j'avais autant de considération pour eux que pour mes lobes d'oreilles. Ce n'est chez moi absolument pas une zone érogène. Je ne ressens physiquement rien. Mais vraiment. Aucune sensibilité. Des fois si on me touche (bon délicatement hein, pas comme un bourrin) et que je ne regarde pas, je ne sens rien. Je ne me rends pas compte qu'on me touche. Fou le pouvoir de l'esprit sur le corps hein. Je les ai rayés de la carte.

 

Alors j'ai voulu allaiter. Bon, après c'est dans ma culture familiale, même sans ça je pense que j'aurais allaité. Mais c'est une raison supplémentaire. Mes seins sont moches, je n'en tire aucun plaisir, ils ne servent à rien. Ah mais si ! Ils nourriront mon bébé. Et enfin, ils serviront à quelque chose, enfin, ils trouveront leur place. Ça, c'était net dans mon esprit.

 

Pour répondre à la question qui m'a été posée, non mon anomalie n'a aucune incidence sur ma santé, c'est vraiment purement esthétique. Bon après je ne ressemble pas non plus à Quasimodo, mais juste c'est moche.

 

Revenons à l'accouchement si tu le veux bien. Ma fille est née, elle est sur moi en peau à peau. J'avais lu tout plein sur la tétée d'accueil, comme quoi il fallait laisser le bébé gérer son reflexe de fouissement. Ça tombait bien, j'étais gauche, elle était un peu gluante, je ne savais pas bien de toutes façons comment la manipuler. Débutante inside. Je me suis dit qu'en la laissant faire, elle saurait.

 

J'étais pas super bien installée, j'étais trop allongée. J'ai redressé le haut du lit, mais j'étais toujours trop basse. J'ai pas su trouver le bon positionnement. Je laissais ma Ventouse faire sauf que, gène of mummy oblige...ben j'ai pas le souvenir qu'elle ait tenté de faire quoi que ce soit (après j'ai peut-être pas su décoder). Elle était peinarde, zen. Elle a chopé son pouce, et elle s'est endormie là où elle était. Après, le moment d'éveil post naissance, certainement là où j'aurais dû lui présenter délicatement le sein, était passé. Téter ne l'intéressait plus vraiment, il parait que c'est normal (sauf que là, on te fait chier pour qu'elle prenne absolument gniiii).

 

TT.jpg

 Je peux te dire que le deuxième je vais le séquestrer, il va me la faire la tétée d'accueil c'est moi qui te le dit. 

 

Au bout de 3 heures de peau à peau en salle de naissance, une SF vient me voir. Je ne la connais pas il y a eu changement de garde. Elle me demande s'il y a eu la tétée d'acceuil. Je lui dis que non, elle n'y est pas allée, j'ai pas trop su si je devais l'aider ou pas, et comment. Et là, comme une évidence elle me fait "non mais Madame, vous avez vu vos seins ? Vous croyez VRAIMENT qu'elle aurait pu téter sans qu'on l'aide la pauvre ?"

 

Elle ne l'a absolument pas dit sur un ton méchant, mais vraiment sur un ton d'évidence absolue avec une pointe d'humour style houlala avec la fatigue de l'accouchement elle a perdu des neurones la dame. N'empêche que ça pique, j'ai eu un vieux moment de doute, ça m'a blessée et en plus je m'en suis voulue d'avoir raté la tétée d'acceuil.

 

Et merde. 

 

Après, il y a eu les galères pour la mise en route de l'allaitement. Et il y a eu cette soignante, je crois que je t'en avais déjà parlé. Je ne sais plus quelle était sa fonction. Je suis quasi sûre qu'elle n'était pas SF, peut-être aide soignante..je ne sais pas. Odieuse la meuf (je t'ai racontée la fois où elle m'a menacé de m'enlever la Ventouse car soit disant je la mettais en danger ???).

 

Un soir Diego part demander de l'aide pour la mise au sein. La Ventouse avait déjà tété, c'était donc possible, mais il me fallait encore de l'aide pour l'amorce. Cette grognasse est venue sans même essayer de cacher que ça la faisait chier. Je m'installe pour la tétée. Alors que je suis encore en train de trouver la bonne assise, elle me dit sèchement "non mais c'est à vous de présenter le sein hein, c'est quand même pas à votre bébé de faire tous les efforts et d'y aller tout seul." Euh, c'est à dire que j'ai pas commencé là, je suis EN TRAIN DE M'INSTALLER ESPECE DE GROSSE CONNE. Bon ça je l'ai pensé très fort je ne l'ai pas dit tout haut. Je me sentais dépendante d'elle pour la mise au sein.

 

Pof pof c'est parti, on galère, étant une grosse brêle elle n'y arrive pas plus que moi. Elle soupire. Et comme il lui fallait bien justifier son incompétence, elle me balance "non mais avec les seins que vous avez ça va être très difficile pour vous hein. Vous n'avez pas des seins faits pour allaiter Madame. Il va falloir au moins mettre des bouts de sein, sans ça..."

 

Et alors là dans ma tête le mot "connasse" est apparu en lettres de feu. Non mais quelle ineptie ! Des seins pas faits pour allaiter ?? Mais elle sort d'où cette abrutie ? Finalement à la demi seconde où la Ventouse a chopé le sein, elle a quitté la chambre vite fait sans un mot histoire de nous faire comprendre jusqu'au bout que je l'emmerdais.

 

Et en fait sa remarque...ben ça m'a blasée mais ça m'a pas touchée...ma Ventouse tétait, elle elle s'en fout grave que j'ai les nichons chelou, ils la nourrissent et ça, elle kiffe.

 

C'était ça le plus important. Mes seins trouvaient leur place, leur utilité. Leur présence avait un sens.

 

Donc voilà, avec cet allaitement, j'ai en grande partie fait la paix avec ma poitrine. Et en même temps fait le deuil de jolis seins à la Virginie Ledoyen. Et je sais qu'après le sevrage, je ne reviendrai pas en arrière, c'est acquis. 

 

D'ailleurs tu sais quoi ? Ben ils commencent doucement à devenir une zone érogène si tu vois ce que je veux dire gnek gnek gnek (rire gras).

 

C'est pas une putain de happy end ça ?

 

 

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15 août 2012 3 15 /08 /août /2012 08:10

Je sais pas ce que j'ai à te parler de seins en ce moment, je dois être en manque de pervers qui déboulent sur mon blog je ne vois pas d'autre explication.

 

Je n'ai jamais aimé mes seins. Je suis complexée par mes seins.

 

J'ai une malformation qui fait qu'ils ne sont pas franchement esthétiques, surtout l'un des deux particulièrement touché. Pour garder un peu de mystère, je n'entrerai pas dans les détails mais voilà, au moment de la fabrication, ya eu une couille et je me suis retrouvée dès le début avec pas vraiment les seins de Virginie Ledoyen, mon idole poitrinesque.

 

VL.jpg

 Tu vois c'était quand même pas bien compliqué salope de Nature, je voulais ÇA.

 

Je ne m'en étais pas rendue compte quand ils ont commencé à pousser. C'est ma mère qui un jour est entrée par accident dans la salle de bain au moment où je sortais de la douche. C'est sorti tout seul : "oh mais ma chérie biiiiiiiiiiip" (biiiiiiiiip étant bien sûr la description du problème)

 

Cet instant, je m'en rappelle comme si c'était hier. Je pourrais te refaire la scène les yeux fermés. Je me suis tournée vers la glace, et j'ai vu. Et putain, ça sautait aux yeux, je ne sais même pas comment j'ai pu ne pas m'en apercevoir.

 

Je crois que là, j'ai pris conscience que d'une part j'avais de la poitrine, mais d'autre part, que j'en avais déjà honte. J'avais 13 ans.

 

A 14 ans, je me plaignais de mon dos. Le médecin a demandé que je fasse une radio de ma colonne vertébrale. Ma mère a pris rendez-vous à l'hôpital. On a attendu, on m'a appelée. Ma mère était priée d'attendre dans la salle d'attente.

 

Je suis entrée dans cette pièce froide et sombre, juste éclairée par des néons et un soupirail. On m'a demandé de tout enlever sauf la culotte. Le choc. On ne m'avait pas expliqué ce léger détail. Tu prends une ado timide, rondouillarde et très complexée par ses seins, tu lui demandes de se foutre à poil = humiliation.

 

Je me suis exécutée. Deux femmes s'occupaient de moi. Elles ont pris quelques premiers clichés dans leur cabine. Elles m'ont dit qu'elles devaient sortir pour les voir, mais il y en avait d'autres à faire, alors je devais les attendre. Nue ou presque.

 

Quand elles sont sorties, je les ai entendues parler. Très nettement, sans équivoque. Elles riaient. "Ses cuisses se touchent ! A son âge, c'est pas gagné !" Et l'autre a rétorqué "Oh, et t'as vu ses seins ?" Et elles ont ri. Elles pensaient sûrement que je ne les entendais pas.

 

J'ai attendu sagement, j'avais froid. Je me suis mise en boule sur la table. Le temps m'a paru être une éternité. Elles sont revenues pour une deuxième série de clichés. Dans la cabine, je les ai vues de mes yeux se filer des coups de coude et mettre la main devant la bouche pour ne pas pouffer trop fort. J'étais l'objet d'une bonne grosse marade. J'avais 14 ans et j'étais nue ou presque.

 

Comme ça là si j'étais pas encore sûre du rapport que je pouvais avoir avec ma poitrine, c'était plié : je la détestais.

 

J'avais l'impression que "ça" se voyait toujours. J'avais tendance à rentrer mes épaules en dedans, comme pour les cacher. Position dont j'ai toujours du mal à me débarraser, d'où d'ailleurs quelques maux de dos, la boucle est bouclée.

 

Comme ça me turlupinait pas mal et que ma mère le savait, quand j'ai eu 16 ans elle a émis la proposition que je passe sous le billard. Elle m'en a parlé, je ne pensais pas ça trop possible mais je n'avais pas vraiment de point de vue sur la question. J'avais peur que ça soit pire après, si l'opération était salopée.

 

Elle en a parlé à mon père. Il était d'accord. Il était inquiet. Il a eu le malheur de l'exprimer dans des termes bien maladroits que j'ai entendus vu que j'étais dans la même pièce "Oui ça me parait être une bonne chose. Car sinon ça risque de lui poser problème plus tard, quand elle aura un petit ami." Je ne sais pas bien ce qu'il a voulu exprimer, mais moi là j'ai entendu "aucun homme ne voudra d'elle, c'est bien trop moche."

 

BAM. Baffe dans ma gueule. Je n'avais pas encore bien identifié cet aspect. Mais ouais, je ne suis carrément pas baisable ! Qui pourrait vouloir de moi, affublée d'une telle paire de nichons ? Qui pourrait me trouver jolie, qui pourrait ne pas avoir honte de moi ? Qui pourrait m'aimer finalement ?

 

J'ai donc dit oui à l'opération. On est allé avec ma mère voir son/mon gyneco. Il a palpé mes seins, a trouvé une pseudo explication au problème. Il pensait qu'avant d'aller plus loin, je devais passer une échographie histoire d'écarter tout problème de santé.

 

Cette fois j'avais 17 ans, je savais que j'allais devoir être torse nu. Red code niveau stress.

 

C'est reparti. J'attends, assise sur la table d'examen de l'échographe. Il entre. C'est un jeune homme. Plutôt beau gosse. Glurps. Très froidement, sans même me regarder, il me demande d'ôter le haut et de m'allonger. 3615 psychologie ? Personne.

 

Encore une fois, je m'exécute. Il me fout le gel sur la poitrine, je pense aux femmes enceintes qui ont ça, je me sens un peu femme du coup (c'est con tu me diras).

 

Il mate ce qu'il a à mater...et RAS, tout va bien. Il me demande le pourquoi de cette échographie, je le lui explique. Là, enfin, il daigne me regarder. Et sur un ton méprisant mais d'une force cosmique, il me sort :

 

" - Et vous songez sincèrement à vous faire opérer pour ça ? 

- Ben euh...oui."

 

Il a levé les yeux au ciel, et a soupiré. Genre je fais un caprice. Comme si je demandais à me faire faire les seins d'Angelina Jolie. Il ne m'a même pas vue, ne sait même pas quel est vraiment l'ampleur du problème (il est vrai qu'allongée et dans la pénombre, ça se voit moins), mais il a jugé en 3 secondes que je déconnais de la soupière.

 

Il m'a dit toujours aussi froidement "vous pourrez récupérer les résultats au secrétariat". Il m'a jeté (oui, jeté il n'y a pas d'autres mots) le papier pour m'essuyer à la gueule (je l'ai pris dans la figure, littéralement), et il est sorti. Sans un mot, sans au revoir, sans rien.

 

J'étais là, seule, torse nu, les larmes montantes, dégoulinant de gel, à m'essuyer comme si on m'avait craché dessus.

 

Humiliation : check.

 

A partir de là, j'ai décidé d'en rester là. No opération. Pourquoi ? Trois raisons avouées, et une que je me suis longtemps cachée.

 

Les trois annoncées, c'est que j'avais peur du foirage, mais aussi d'une cicatrice. Une cicatrice, ça je n'acceptais pas. Par ailleurs, j'aimais à me dire que mes seins me serviraient de détecteur de connard. Mes seins, ben c'est moi, et le mec qui me larguerait pour seins non normés, ben c'est que c'est un immonde abruti. Je ne suis pas qu'une paire de seins ratés, je suis un peu autre chose, et le type que ça gêne, c'est qu'on n'a rien à faire ensemble.

 

La raison cachée, finalement je ne me le suis avouée qu'en tombant enceinte, soit 10 ans après quand même. En fait, je ne voulais plus me mettre à poil devant aucun soignant. J'avais trop peur d'être à nouveau humiliée. La coupe était pleine. J'imaginais le chirurgien et son équipe se marrer tout en m'opérant. Je trouvais ça ridicule de penser ça, mais c'était ma hantise. Etre l'objet de discussion en staff médical, pour se foutre de moi ou me juger.

 

Finalement je suis restée avec mon complexe, je ne me suis pas faite opérer, et le Diego, ben il s'en fout ! Oui, en effet, ya un truc qui cloche c'est net...mais il s'en fout. Quand je te disais que ça me servait de détecteur de connard. Diego = pas un connard.

 

Grand bond dans le temps, en octobre 2010 : je tombe enceinte. Et là, la réalité me rattrape : je vais devoir montrer mes seins.

 

Si tu veux savoir comment ça va se passer, il va falloir revenir huhuhuhuhuuuuuuuuu (comment je te manipule). 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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14 août 2012 2 14 /08 /août /2012 08:17

Les cons sont des gens marrants. On se sent pas si mal à côté. Quand ils l'ouvrent, ça alimente par la suite de nombreuses soirées, coups de téléphone, discussions, et billets de blog (hou-hou !).

 

Merci les cons.

 

L'autre jour, je zieutais le BabyBlog. Tout particulièrement ce billet qui aborde l'allaitement en public.   

 

Je ne vais pas te causer du contenu du billet, mais des délicieux commentaires qui ont suivi.

 

Là, on tombe sur november2011. Née le 30 janvier 1971 (41 ans), elle n'a jusque là jamais eu d'enfant par choix, ce qui est son droit le plus strict. Elle est en essai bébé depuis juin dernier. 

 

C'est une personne comme toi et moi Josiane. Elle est née, a été bébé, petite fille, a été à l'école (enfin je crois), a eu des bonnes copines, s'est enguelée, réconciliée, est allée à des goûters d'anniversaire, trouvait que la prof de Français avait quand même les chicots pourris mais c'était toujours mieux que la prof de math qui mettait 5/20 à tout le monde.

 

Elle a grandi, a connu ses premières amours, ruptures, a suivi ses études, a trouvé un boulot, un appart, a sa petite routine quotidienne, elle fait caca, pète en douce (ou pas), cherche sans fin le parfait shampoing adapté à sa nature de cheveu ...Bref je pense que globalement elle est faite et fonctionne comme tout le monde.

 

Sauf que november2011, elle avait un trou dans les neurones. Et pour le combler, elle y a mis de la merde. 

 

November2011 est contre l'allaitement en public. Et l'allaitement long. Elle dit étonnament qu'elle est pour l'allaitement, Toutefois je me demande à quoi ça ressemblerait si elle était contre du coup.

 

Tu me diras elle a le droit d'être contre hein. Sauf qu'elle n'est pas "contre" pour son cas personnel, elle est contre pour l'intégralité de l'humanité depuis la nuit des temps et jusqu'à sa destruction finale (qui risque bien d'arriver plus tôt que prévu si les gens persistent à vouloir allaiter putain).

 

La dame n'y va pas par 4 chemins, et vomis déballe. Attention, extraits :

 

"Je trouve ça pénible l'allaitement en public. C'est une nouvelle mode, liée à l'enfant roi du genre tout pour mon gosse même montrer mes nichons. Si le gosse était allaité par le sexe, les femmes n'auraient aucun scrupule à se montrer les cuisses écartées comme si le fait d'avoir un gosse dans les bras leur permettait tout ce qu'elles n'oseraient pas faire sans."

 

Ça démarre fort hein Josiane ? Ouais, donner à manger à son enfant en public, c'est en faire un enfant roi. Un petit capricieux. Avant certes, ça se faisait pas, et bordel, on avait une société de gens heureux, et d'enfants épanouis ! Faudrait voir à pas trop leur donner d'amour aussi, des fois qu'ils s'habituent. 

En fait, les allaitantes sont juste des putes refoulées, qui n'attendaient que l'occaz en or qu'est l'allaitement pour s'exiber. 

Sinon perso, au risque de choquer...ben ouais, si mon sexe servait à allaiter, ben j'écarterais le cuissot...c'est quand même pas de notre faute si le lait sort par les nichons hein. C'est sûr que par les mains ça serait sans doute plus pratique. Mais c'est ballot, la Nature a prévu que ça sorte par les seins. Après je me dis qu'elle est pas au courant qu'à la naissance c'est le même deal, en général on choisit pas, et le bébé il sort par le sexe quoi. Et en public devant de parfaits étrangers en plus ! Quand je pense qu'on les laisse faire....qu'on vienne pas se plaindre après que nos gosses nous tiennent par les couilles.    

 

"On sent bien que tous ces détails sont directement issus de la société de l'enfant roi. L'allaitement public... Le pire c'est de voir des mères allaiter des enfants de 2 ans ! Là, c'est le pompon. Le gamin s'accroche à la mamelle (à ce stade on ne peut plus parler d'autre chose) comme à une sorte de doudou avec lequel en plus il joue comme un bb capricieux. J'en vois parfois dans le métro, ça fiche la gerbe. La mère devient le jouet de l'enfant. Très souvent le sein n'a quasi plus de lait et l'enfant à toutes ses dents, c'est juste pour faire perdurer un lien. Comme si de voir grandir son enfant faisait peur à la mère. Et donc aussi ce sentiment que l'adulte est là pour divertir l'enfant. Les adultes sont devenus les jouets des enfants. D'ailleurs, on le voit : ils savent difficilement s'occuper tout seul. Quand par exemple, des adultes s'occupent d'eux, l'enfant demande une attention constante. Combien de mère j'ai vu coupe la conversation non stop avec un autre adulte pour parler à son gosse. Ou encore pire, le gamin qui s'incruste dans une conversation adulte. Ou dans une soirée d'adultes. Et de devoir faire comme si ça nous faisait plaisir de le supporter et de le regarder faire ses manières d'enfant egotique."

 

Hmmm, humes-tu l'odeur du respect, de la considération d'autrui ? Et c'est marrant, c'est là qu'on voit qu'elle n'a d'une part pas d'enfant, et d'autre part aucun recul. Nan car moi c'est pareil, les enfants des autres ont hyper vite tendance à me gaver, mais c'est normal, c'est ceux des autres. Avec ton enfant, c'est pas pareil. Et tant mieux sinon il y aurait moults infanticides. C'est curieux qu'à 40 balais elle n'arrive pas à concevoir que si la majorité des parents "supportent" leurs enfants...ben c'est justement parce que c'est leurs enfants.

Et à part ça ouais, en tant que parent, notre taf c'est que notre enfant devienne autonome toussa, mais bon pas direct à la sortie de la mater... et même si notre enfant grandit, si on en est fière, ben en nous il y a toujours un petit pincement car notre pitit bébé s'éloigne. 

Et sinon, c'est clair c'était trop bien l'époque plante verte, où on posait son gamin dans un coin avec la stricte et totale interdiction d'interagir ou de faire savoir qu'il est en vie. C'était grave trop bien. Et ça ne donne pas du tout ensuite des adultes qui n'arrivent pas à s'affirmer et à avoir confiance en eux.  Non ça donne des gens BIEN ELEVES. (Et c'est une fille qui a très peu de patience avec les enfants bruyants qui te parle) 

 

joli_femme.jpg

 Julie, 32 ans, 2 mois d'allaitement.

 

"Je n'ai pas de préjugés, ce que je raconte c'est ce que j'ai vécu donc ça relève de l'expérience in vivo. Des mamelles vides, un enfant de deux ans qui jouent avec les seins vidés de sa mère comme on joue avec un vieux gant de toilette doudou jouet qu'on a usé, j'en ai vu. L'allaitement public donne à voir des scènes écoeurantes du genre."

 

Ah, on arrive au moment où elle confond vécu et ressenti...Bon ensuite j'avoue jme suis marrée, j'imagine la Ventouse jouer avec mes seins, à se les mettre sur la tête, à jouer à coucou/caché...huhuhu 

 

"Même les animaux ne laissent pas leurs petits jouer à ça... Pour moi ça relève de l'abus. "

 

Beh les animaux ne jouent pas en effet, juste ils vont jusqu'au sevrage naturel selon leur espèce...et chez l'homme ça s'arrête vers 3 ans pardon madame...

 

"A ce stade, je me demande comment le conjoint de ce type de femme vit sa position. A croire que le bb de deux ans a remplacé l'amant de la femme."

 

Je suis - et c'est personnel - toujours très interloquée face à ce genre de propos...comment peut-on comparer un allaitement à un lien sexuel ? A, disons-le, de la pédophilie ? En plus entre une mère et son enfant quoi. C'est ça que je trouve gerbant. Et, psychologie de comptoir, pour que cette idée germe dans son esprit tordu, c'est que c'est SA façon d'appréhender l'allaitement... November2011 aurait-elle peur d'être excitée en donnant le sein à son bébé ?

 

"A mon avis ça fait plus plaisir à la mère qui se vautre dans son statut maternant jusqu'à l'abus. A croire qu'elle n'a rien d'autre à vivre que de vivre pour ses gosses. Sucée jusqu'à la moelle, elle fait pitié. Surtout son sein sec et vide, pendant comme celui d'une vieille de 90 ans."

 

Euh, dis-moi Josiane, c'est moi où elle croit que quand on allaite on ne vit que pour ses gosses sans rien faire d'autre qu'allaiter ? Un nourrisson oui, il y passe un certain temps, mais bon on était un peu prévenue quoi, un bébé, il faut le nourrir, parfois très souvent. Tu peux toujours l'envoyer à Carrouf, le nourrisson est un peu boulet niveau lecture, il serait foutu de prendre un camembert light. L'hérésie totale

Mais plus il grandit, moins il tète quand même...et à 2 ans, l'âge dégueu, on est loin d'y passer sa vie quand même.

Après je pense que oui, certaines mères s'oublient totalement dans la maternité et n'arrivent plus à penser à elles...mais pour moi ça n'a pas grand chose à voir avec l'allaitement, plutôt avec la mère qu'on est et qu'on s'autorise à être...Des mères qui sèvrent "tôt" ou qui n'allaitent pas du tout et qui ne vivent que pour leurs enfants, ça existe aussi.

 

 

"Un enfant qui a des dents n'a pas à téter sa mère. Sauf dans une société d'abrutis."

 

Mais pourquoi un enfant avec des dents ne pourrait pas téter sa mère, mais pourrait téter un biberon ? Et sinon, il y a des bébés qui naissent avec des dents, on en fait quoi ? C'est l'examen de passage ? Ah, t'as des dents le mouflet, ah bah tant pis, c'est con je voulais t'allaiter, dommage ! 

Un enfant n'aurait pas a téter sa mère car ça va engendrer de grosses emmerdes psycho-affectives, mais ça doit valoir pour tous, en France comme au fin fond de la steppe mongole...Donc les sociétés qui n'ont de toutes façons pas accès facilement à un biberon lui disent merci pour l'insulte. Et elles l'emmerdent au passage je pense.

 

vieux_seins.jpg

Julie, 34 ans, 2 ans d'allaitement. 

 

 

"Désolée j'adore les enfants"

 

Mouahaha. Ah ah.

 

"Pondre est à la portée de n'importe quelle conne (tu en es la preuve) donc crois-moi si j'avais voulu faire un enfant, il serait fait depuis des lustres ! Atterris !"

 

Du haut de ses débuts d'essai 1er bébé à 41 ans, j'espère qu'elle ne découvrira pas le monde de l'infertilité, elle risque de pas bien comprendre ce qui lui arrive la dame. Remarque si n'importe quelle conne tombe enceinte fastoche, du coup ça devrait être son cas elle a le critère principal.    

 

"Un jour, on fera des études et on se rendra compte que de donner le sein au delà de 7 mois, perturbe l'enfant dans son évolution intime. Et là, toutes les mères qui ont fait la tétée jusqu'à 2 ou 3 ans comprendront leur bêtise et leur pathologie."

 

Juste 3 lettres : LOL. Car pendant des milliers d'années les enfants ont été allaités que ça soit par leur mère ou leur nourrice, bien au delà de 7 mois...et c'est encore le cas de la majorité des enfants de la planète. Que ça la perturbe ELLE dans son intimité je veux bien l'entendre, mais que ça perturbe son enfant et que ça relève de la pathologie que d'allaiter son enfant au delà de cet âge... Ben je les attends les études et le consensus international autour du caractère malsain de l'allaitement, et je pense que je peux attendre longtemps.

 

Bien évidemment beaucoup de personnes lui ont répondu, et elle a quand même eu de son côté quelques tordues alliées.

 

Ses propos hyper insultants, avec des termes violents, glauques, directs, énoncés avec une grande froideur...tout ça c'est de la stratégie de com', de la bonne vieille provoc'. Face à ça tu ne peux que t'enflammer, te révolter, te sentir traitée comme la pire merde...alors du coup sous le coup de pression t'as juste envie de répondre un truc genre "espèce d'immense connasse de raclure de morve. Si la gerbe pouvait gerber, manger son vomi et chier, tu serais cette chiasse. T'imprimes grognasse ?"

 

Et du coup bingo, son interlocuteur perd tout crédibilité en insultant en retour, et semble n'avoir aucun argument...tss tss tss.

 

J'étais quand même sur le cul en la lisant, tant d'amertume et limite de haine envers les mères qui allaitent et au delà envers les mères qui """"maternent""""...

 

J'ai quand même rarement lu autant de fiel balancé comme ça... 

 

Ça sent quand même la meuf qui aurait besoin d'une grosse grosse introspection, pas spécialement sur l'allaitement mais sur la parentalité en général...Je sais pas toi Josiane, mais perso je vois là derrière une souffrance, un truc pas résolu, un truc pas clair. Si elle tombe enceinte, soit elle prendra la plus grande baffe de sa vie et elle comprendra plein de choses, soit que dalle elle gardera son état d'esprit et là...ben pauv' gosse j'ai envie de dire.

 

 

 

 

 

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1 juin 2012 5 01 /06 /juin /2012 09:19

Ouais rien que ça.  

 

C’est en assistant à plusieurs discussions virtuelles que je me suis mise à y penser…  

 

Allaiter un autre enfant…ça me laisse pantoise (j’utilise un mot où le sens est un peu vague comme ça tu vois que ce que je ressens, c’est vague aussi).  

 

Dans l’une des discussions, une maman racontait qu’il y a pas mal de siècles d’années, elle allait en maternité pour allaiter les préma qui ne pouvaient pas l’être par leur propre mère.  

 

Du coup, comme j’avais pas grand chose à foutre (l'apéro n’était pas encore servi), j’ai fait un effort imaginatif.

 

Et si ma Ventouse avait été préma dans cette mater, dans ces années là ? Si on m’avait proposé qu’une autre femme l’allaite ?

 

Bon déjà faut faire un ENORME effort imaginatif, car je vois pas bien ce qui m’aurait empêcher de nichonner mais admettons que je sois sous un traitement absolument incompatible.

 

Pfiouuu. Dur dur. Que mon bébé tète une autre femme ? Franchement, duraille à concevoir.

 

Oui, c’est reconnu que le lait maternel c’est mieux pour les premas. Mais dans lait maternel, ya justement le mot « maternel », c'est pas juste du lait humain.

 

D’un point de vue rationnel, objectif, il aurait fallu que je consente.

 

Mais en tant que mère qui voulait grave allaiter, franchement je sais pas te dire comment j’aurais réagi.

 

On est bien d’accord, tout ça c’est de l’ego. Mais bon sang pas de l’ego de branlos qui fait de la muscu, l’ego de Mère qui vient de mettre au monde son enfant, et qui veut le nourrir, être son exclusive.

 

Rien qu’imaginer ma fille au sein d’une autre... faut pas chercher, la meuf j’ai envie de la buter. Comme si elle me volait mon enfant. Comme dans le film "La main sur le berceau" où Rebecca de Mornay elle allaite en douce le bébé de la femme dont elle veut se venger. Gniiiiiii.

 

Imagine ? Et si ma fille croit que c’est ELLE sa mère ? (pas Rebecca de Mornay hein. Tu te concentres stp ?) Mon dieu, elle va être sereine, apaisée, nourrie, bien au chaud…avec quelqu’un d’autre que moi, sa mère. Pour moi ça aurait voulu dire que finalement elle n’a pas tant besoin de moi. Bonjour la gifle quoi, merde elle a que quelques jours, elle a pas 13 ans putain. Que je sois la seule et unique à lui être indispensable (bon ok avec son père), ça me parait le minimum quand même. Il est où le respect ?

 

Après, dans cette situation, je pense finalement que j’aurais dit oui. Car à mon avis sur le moment, tu es étourdie par ce qui t’arrives, tu as les médecins qui te disent il faut faire telle et telle chose, donc tu suis le mouv'.

 

Mais je pense aussi que, sans pouvoir l’analyser sur le moment, je l’aurais pas bien vécu.

 

J’aurais sûrement refusé d’assister à « ça ».

 

M'est d'avis que je me serais pris une vieille dépression de derrière les fagots par la suite. Rien qu’à l’idée de me dire que ces instants de complicité, de douceur, de découverte, mon bébé les aurait partagés avec une autre femme…brr j’ai la tripaille qui trésaute.

 

Là si je devais le vivre, je préfèrerais à la limite ok que le lait d’une autre femme soit donné, mais par moi, via le DAL par exemple.   

 

nichon.jpg

"Bon Kevin, je t'ai mis 9/20 hein. Non car déjà, le bébé il est moche. Ensuite, pourquoi il roupille en tenant une orange ? Et tu crois vraiment que le bébé il s'empionce au sommet de la loche à moitié assis ? Et puis regarde, la mère elle a 3 tonnes de fringues, il caille sa race je pense. T'es pas bien de foutre le gamin à poil ? Le seul truc plausible c'est qu'elle a l'air de galérer à bouquiner peinarde la pauvre. La façon dont elle fixe un point au sol est très réaliste. Mais c'est tout. Bon finalement, je te mets 4."

 

 

 

Pour aller au fond de mon effort (tu noteras), j’ai fait l’inverse : si moi j’étais amenée à allaiter un autre enfant ?

 

Dans la théorie, je trouve ça chouette, je trouve ça beau. Et puis quand j'ai creusé dans mon imaginaire, j'ai trouvé ça plus compliqué.

 

Je crois que je ne saurais pas comment me positionner vis à vis de ce bébé. Pas envie de le "voler" à sa mère. Je crois que j'essaierais de garder une distance, genre ne pas le toucher, ne pas lui parler, ne pas le regarder.

 

Oui mais bon, c'est un peu raide quand même non ? Il a ptet besoin d'un peu de chaleur et de politesse cet enfant. Mais alors quelle posture adopter ? J'en sais rien.

 

Et puis...et puis j'aurais peur de priver ma Ventouse. Ou plutôt, peur finalement de trouver tout aussi plaisant d'allaiter un autre enfant.

 

Alors que zut, allaiter son gosse, c'est censé être un acte personnel, un échange exclusif, un moment unique, presque parfait...Mais alors si ça devient open bar pour tout mouflet, ne prive-je pas mon enfant de ce lien exclusif ? Ne le prive-je pas un peu de sa mère ? Ne me prive-je pas aussi quelque part de mon enfant ?

 

J'en sais QUE DALLE.

 

Face à cette situation, je pense à mon avis qu'il faut se déconnecter le cerveau, y aller au feeling. Penser au "service" rendu, à la beauté de la chose, au don de soi à la limite. Mais cesser de se poser 1000 questions.

 

Tout de même...à choisir je préfèrerais quand même allaiter le bébé d'une autre que voir ma Ventouse au sein d'une collègue allaitante.

 

Et toi, tu y as déjà pensé ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 09:30

Bon.

 

L'attente de la pharmacienne est interminable. Je vois mon allaitement défiler devant moi. Et puis elle revient.

 

Elle revient avec une bouteille toute violette (t'as vu comment je t'ai embrouillé avec un suspense tout pourri ?)

 

J'en éructe de joie. Elle me dit de faire hyper gaffe, c'est super salissant et indélébile. T'inquiètes on a prévu le coup. Pour la Ventouse on a pris le pyjama du sacrifice, un pyj jaune poussin que je trouvais tout moche. Pour nous aussi, on a sacrifié 2 hauts.

 

Elle ne peut pas par contre me faire la préparation du Docteur Newman, il faudrait que je repasse lundi. Mais lundi on sera barré. Ce n'est pas grave va, la préparation je la ferai faire dans notre pays.

 

Il est conseillé de traiter le soir, pour que le bébé soit le plus violet la nuit. Je me tamponne le nibard, je fais téter la Ventouse, elle est immensément violette elle en a partout. Dans l'obscurité de la chambre c'est flippant on dirait du sang.

 

seins2.jpg

 Juste je te préviens : tu vas avoir la main violette.

 

Je te jure dans la soirée même, je ressens un soulagement. La sensation de brûlure est toujours là, mais moins intense.

 

Je me sens comme la délicate feuille d'érable bercée par une brise d'automne. Je kiffe du slip.

 

La consultante m'avait dit que le traitement devait durer 3 jours, 5 au max. Si pas d'amélioration, il fallait passer à la Préparation du Doc.

 

Malheureusement, après 2 jours de soulagement, les douleurs sont revenues. Je suis allée donc faire faire la dite préparation. Il y a deux pharmacies dans ma ville. Je ne suis pas allée à mon habituelle puisque les connasses ne font pas de préparation m'ont-elles dit.

 

La préparation, c'est à base de plusieurs ingrédients, c'est cette fois incolore, mais à appliquer sans faute pendant un gros mois. Ne pas arrêter avant même si ça ne fait plus mal. A mettre après chaque tétée. Bref c'est gavant, mais j'étais jouasse de ne plus avoir une Ventouse violette.

 

Je déprimais de la voir en pyj toute la journée, toujours le même....Je suis psychorigide là-dessus, je supporte pas qu'elle traine en pyjama, ça fait négligée. Alors que quand même, la classe et le prestige règnent en maitres chez nous, merde. Du coup en général je l'habille assez vite le matin.

 

En plus le violet de Gentiane c'est fourbe t'en retrouves des petits points partout tu sais pas comment c'est arrivé là.

 

Avec la préparation, guérie je fus (Hou-hou !).

 

Mais j'allais pas laisser la pharmacie s'en tirer comme ça hein ?

 

Le problème, c'est que taper un scandale, je sais pas faire, c'est pas dans mes gènes. J'y arrive pas.

 

Par contre, je sais être très polie, très courtoise, très mielleuse. J'ai donc décidé d'utiliser cette technique. C'est ma façon d'être violente, d'être guerrière.

 

J'ai imprimé sur le site de la Leche League de la doc sur la candidose mammaire. Avec ceci, je me suis rendue pour la dernière fois à ma pharmacie. J'ai fait la queue bien sagement, puis est venu mon tour.

 

- bonjour, vous désirez ?

- bonjour, je pense que vous vous souvenez de moi ? J'avais une candidose mammaire, vous n'avez pas voulu me procurer de violet de gentiane car pour vous il ne fallait pas que le bébé en ait dans la bouche...

- oui oui ! Je me souviens bien de vous...

- alors voilà. Je me suis permise de vous apporter de la documentation sur la candidose mammaire. Voyez, il est bien expliqué ce que c'est, et quoi faire. Pour que ce soit plus rapide pour vous, je vous ai surligné les passages importants, notamment ceux indiquant les traitements. Voyez là, ils parlent du violet de gentiane, il faut traiter et la mère et le bébé en faisant tétér le sein sur lequel on aura mis au préalable le violet. Vous voyez ?

- ah euh..ah d'accord...ah je savais pas.

- j'ai préféré venir vous apporter les explications, comme ça si un jour une autre maman est confrontée à cette difficulté, vous saurez quoi lui dire. Vous savez maintenant que le violet de gentiane ce n'est pas nocif, la prochaine fois comme ça, vous pourrez mieux conseiller.

- ah euh...ah merci, je vais le lire...oui non je ne savais pas...très bien très bien...merci...hum hum...sinon il vous fallait quelque chose ?

- non merci, je suis juste venue pour ça. Au revoir madame !

 

seins3.jpg

 "Mes nichons vont mieux. Viens là, la pharmacienne, faut qu'on cause." (Photo réalisée sans trucage, c'est bel et bien moi, un jeudi après-midi tout bête)

 

 

Tout ça, je l'ai dit très posément, très gentiment, mais avec un petit ton qui voulait dire que je la prenais un peu pour une grosse débile. Tu sais, le vieux ton infantilisant ? Je suis partie de la pharmacie, et je n'y ai jamais remis les pieds.

 

Ensuite, je suis devenue cliente dans l'autre pharmacie de ma ville. Et puis un jour, pendant que je faisais la queue, une dame a demandé à la pharmacienne un truc pour sa fille qui avait la crève avec de la fièvre, mais qui allaitait (en cours de sevrage, elle faisait du mixte). La pharmacienne sur un ton à moitié affolé lui a quand même sorti que si elle avait de la fièvre, il fallait absolument que le médecin lui prescrive des anitbiotiques (gné ?) ! Et puisqu'elle avait de la fièvre, il ne fallait pas qu'elle refile sa saloperie au bébé via son lait bien sûr...et que de toutes façons les médocs ne sont pas compatibles avec l'allaitement. Donc en fait, fallait que la maman sèvre définitivement et genre maintenant si elle voulait d'une part guérir, d'autre part  ne pas mettre en danger son gougnafier.

 

Je suis donc actuellement cliente de la pharmacie à côté de mon taf. Mais en fait c'est juste car je les ai pas encore entendus sortir une énormité sur l'allaitement.

 

Donc en fait, les pharmaciens sont juste des grosses brêles que j'ai envie de taper très fort. Nan car quand même beaucoup de gens s'adressent à eux comme s'ils étaient un peu des médecins donc merde quoi.

 

Ah oui mais c'est vrai : les médecins n'y connaissent rien non plus en allaitement...

 

Putain on n'est pas aidé.

 

 

 

 

 

 

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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 09:28

 

Je te disais donc qu’on était le 10 novembre, et que j’avais mal. Très mal. Trop mal (genre on peut ne pas avoir assez mal quoi).

 

En plus le lendemain après-midi, on partait chez ma sœur pour le weekend. Qui, qui aurait pu me venir en aide ?? HEIN ?

 

Le salut a commencé avec l’appel tant attendu : celui de la consultante en lactation. J’ai eu envie de lui dire que je l’aimais. J'ai eu envie de lui offrir des fleurs, du chocolat, un sauciflard, un abonnement à Télé Loisirs.

 

Je lui explique le topo, elle a fait ce petit son : ffffffffuuuu. Tu sais, quand tu mets ta bouche en cul de poule et que tu inspires fort. Elle poursuit : « ah non je vous laisse pas comme ça. On se voit demain matin ! »

 

Je te dis pas le soulagement de ouf. Je lui explique quand même le blème de la pharmacie etc. Elle me répond qu’elle n’est pas étonnée, les pharmaciens sont souvent incompétents en la matière (sans blague ?). Elle me dit que certaines pharmacies sont surtout des épiceries du médoc, pas des vraies pharmacies. Je plussoie à mort.

 

En raccrochant, j’appelle ma sœur pour geindre sur ma situation. Ma sœur elle a des défauts, mais par contre ya un truc bien : elle est capable de soulever des montagnes quand elle veut un truc. Elle a donc appelé les pharmacies par chez elle, elle en a trouvé une qui commande direct le violet de gentiane pour faire la préparation. Par contre ça ne sera qu’en grande contenance, je devrais payer 30 euros. Je t’avoue que là, elle m’aurait demandé de lui laisser un rein, j’aurais pas moufté.

 

Mon violet de gentiane, je l’aurai normalement samedi matin. H - 36 ! Mais 36 heures à douiller, c'est long ma gueuse. je te rappelle que là, ya pas de péridurale hein. Et sur le coup, le doliprane c'est juste une tapette.

 

Vendredi 11 novembre : la consultante en lactation me reçoit. Déjà, super sympa de me recevoir un jour férié. Je veux la marier.

 

On papote on papote, elle confirme que ma foi ça a bien toutes les caractéristiques d’une candidose mammaire.

 

Déjà, je t’explique ce que c’est : dans le bide, on a des Candida albicans. C’est normal, c’est sain. Et puis des fois, les Candida se croient à la fête du Candida, ils niquent tous et ils se mutliplient. Tu as des facteurs favorisant leur prolifération. Pour ma part c'est bien simple je n'étais pas DU TOUT dans ces facteurs. Une sorte de grosse blague de la vie de l'allaitement en somme.

 

Enfin si, ça peut arriver en cas de fatigue, et en cas de maladie récente. En gros quand toi tu vas pas bien, les Candida sont heureux de la life.

 

Les enculés.

 

Justement, 15 jours avant ma Ventouse avait eu sa première crève, et elle avait vomi à cause des glaires (un enfant est perpétuellement crade).

 

Les Candida avaient donc élu domicile dans sa bouche et par contamination dans mes nichons.

 

candida.jpg

 Candida albicans en pleine partouze

 

 

Par contre, cela ne se voyait pas à l’examen de son orifice buccal (j'ai dit ça pour ne pas répéter le mot "bouche" mais je crois que ça sonne pas super). Elle m’a dit que j’avais certainement bien fait de m’abstenir de la consultation chez mon doc, sauf s’il s’y connaissait, car beaucoup ne savent pas qu’il n’y a pas forcément de muguet dans la bouche (putain je trouve pas d'autre mot. Je vais pas dire "gueule" quand même, c'est vulgaire)…il n’aurait donc sans doute pas vu que c’était ça et aurait sûrement sorti une connerie grosse comme un poil de cul d'Enrico Macias.

 

En passant, elle observe ma Ventouse téter et voit qu’en effet, la méthode est pas top. Si tu veux, ma Ventouse elle croyait que j’étais une paille. Au lieu de bien ouvrir grand la bouche, elle chopait juste le téton et zou, elle tétait tranquille, sans voir où était le problème dans son petit monde ventousien. Et ça : ça fait mal. Du coup elle m’a filé des tuyaux pour qu’elle tète mieux.

 

Ensuite elle a appelé une potesse sage femme à elle, qui m’a fait l’ordonnance pour du violet de gentiane, mais aussi pour un truc qui s’appelle "la préparation du Docteur Newman". Quand t’entends ça t’as juste envie de pouffer et de dire « nan mais sinon, ça s’appelle comment en vrai ? » Et c’est le vrai nom. Ridicule putain.

 

Elle m’explique que le violet de gentiane doit normalement suffire, mais si la mycose a attaqué grave, ça peut malheureusement nécessiter de passer à la vitesse supérieure, à savoir la dite préparation. Comme ça, je l’aurais sous le coude.

 

Je me déleste de 60 euros, je passe à l'hosto prendre l'ordonnance, on va chez ma soeur, munie de mon précieux document. Je te passe les tétées suivantes à pleurer ma mère.

 

Samedi matin, je suis taquet, on file à la pharmacie.

 

La pharmacienne fait la moue. Une moue qui dure. Une moue qui pue. "Houlala...Je ne sais pas bien si je l'ai reçue... attendez je vais voir".

 

Et elle part dans l'arrière boutique.

 

hibou.jpg

 Tête de moi en voyant la pharmacienne s'éloigner

 

 

A SUIVRE...

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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 09:43

 

 

Ça faisait longtemps que je t'avais pas collé un truc en épisodes hein (oui je sais, 15 jours à tout péter. Mais je sais pas faire court) ?

 

C'était en novembre, la Ventouse avait donc 4 mois.

 

A cette époque, on commençait doucement à trouver un rythme. La Ventouse a mis un temps astronomique à savoir téter correctement, et là, c'était pas encore ça, donc l'allaitement était quelque peu douloureux...mais gérable.

 

C'était un lundi. Bon déjà un lundi par définition c'est merdique, mais là pas tant que ça vu que je n'avais pas repris le taf.

 

En me réveillant, je sens une boule dure au sein. Rah shit, un engorgement. Ça m'est déjà arrivé, je vais m'en sortir.

 

Oui mais ya pas que ça...je sens que ça me brûle après la tétée. C'est une sensation bizarre, mais je me dit que ça va passer.  

 

Huhu.

 

Au fil de la journée, je me l'auto confirme : la brûlure post tétée ne passe pas. Et j'ai l'impression que ça va pas en s'améliorant cte connerie.

 

Je vais me pieuter. Le lendemain mardi, laisse tomber la jonglade après le pti déj de la Ventouse.

 

En fait c'est comme une douleur inter nichonnale, ça irradie. Tu sais, comme le shot de Manzana, ça fait tout chaud à l'intérieur. Ben pareil, sauf qu'au lieu de faire du bien, ça pique grave.

 

J'ai en plus toujours mon engorgement, mais lui s'estompe peu à peu.

 

Je regarde comme il se doit sur le net, et ya pas grand doute à avoir : ça ressemble à de la candidose mammaire. Ou muguet. Youpitralala.

 

J'ai hyper mal pendant et après les tétées. Ça + l'engorgement + la Ventouse qui pardon mais tète encore comme une brêle par moment, je repense avec nostalgie à mon accouchement.

 

  En fait là j'aurais pas dit non à une péridurale du nibard tu vois.

 candidose.jpg

        On dirait pas comme ça, mais cette dame à une candidose. Elle a la mycose classe. Ce n'est malheureusement pas mon cas.

 

 

Le mercredi, ouf l'engorgement est parti. Pour la candidose, j'hésite à aller voir mon médecin traitant. Je suis blasée je me dis que ce couillon va remettre en cause l'allaitement et basta. La perspective d'attendre 2h avec un bébé de 4 mois pour s'entendre dire que va falloir arrêter d'allaiter ma pauv' dame ne m'enchante guère.

 

De toutes façons il ne consulte pas le mercredi.

 

Je cherche une solution.

 

Mais que je suis con ! Une consultante en lactation !! J'ai ses coordonnées, je lui laisse un message sur son répondeur en fin de journée.

 

Jeudi. C'est horrible j'appréhende chaque tétée comme un jour sans pain. Même, je songe à sevrer tellement je souffre. La consultante ne m'a pas rappelée.

 

La Ventouse tète. Et moi je chiale comme une merde. C'est plus possible il faut que je me sorte les doigts du cul pour trouver de l'aide là.

 

Sur le site de la Leche League, je prends les coordonnées d'une animatrice/conseillère de mon département.

 

Bon. Elle était gentille mais en fait elle m'a servie à rien. Elle m'a avouée qu'elle avait des appels environ jamais. Du coup elle a regardé dans son petit livre estampillé Leche League et m'a dit qu'en effet, il semblait bien que c'était une candidose et que ça serait bien que je vois mon médecin. Comme je te le disais : gentille, mais ça a servi à rien.

 

Bon, on s'organise, on s'organise. Tant pis je vais me faire mon truc à la Ian pour me soulager. J'ai vu que le remède contre la candidose était le violet de gentiane. Tu en mets un peu sur ton téton juste avant une tétée, ton bébé devient violet, et c'est parti ça fait son taf pour mon sein et pour la bouche du petiot.

 

Officiellement le diagnostic n'est pas posé mais je lis que de toutes façons c'est coton à diagnostiquer. Le violet de gentiane est souvent filé car au pire ça fait rien, c'est pas nocif si c'est donné à tort. Je vais donc m'en procurer et zou à moi la plénitude !

 

Hop hop hop, Ventouse échaportée, direction la pharmacie.

 

- Bonjour, je souhaiterais du violet de gentiane.

- Ah on n'en a pas...c'est pour quoi ?

- J'allaite et j'ai une candidose, c'est pour traiter la mycose.

- Mais c'est à dire, vous ferez comment ?

- Ben ça s'applique sur le sein, ensuite le bébé tète.

- Mais ça va pas du tout, du coup le bébé il en aura dans la bouche !!!

- Euh...ben en fait c'est un peu ça l'idée...comme ça ça me traite moi mais aussi le bébé...

- Ah non non non, c'est pas bon pour le bébé ça ! Il va être tout violet !

- Non mais je vous assure, c'est comme ça. Du coup je peux en commander ?

- Il me faut une ordonnance moi hein, car vraiment je pense pas que le bébé puisse en prendre. Il va être violet !!!!

- Non, je sais qu'il n'y a pas besoin d'ordonnance.

- Non, mais bon ça se prépare le violet de gentiane, et nous on ne fait pas les préparations.

 

Là une collègue arrive et fout son grain de sel.

 

- Mais si ça vous fait mal, mettez des bouts de sein !

- Non mais c'est une candidose, mettre des bouts de sein ça ne règlera rien !

- Oui mais bon déjà, comme ça vous serez sûre que le bébé ne prendra pas de violet de gentiane !

- Non non mais c'est le traitement, il FAUT que le bébé en prenne en tétant, pour traiter aussi sa bouche !

- Nan mais c'est pas normal d'avoir mal quand on allaite hein, si ça vous fait mal, ben faut arrêter !

 

Là gros silence, et petit hochement de tête des deux connasses genre on peut rien pour vous alors si vous pouviez partir on a des vrais clients qui attendent et qui veulent nous donner de l'argent merci au revoir.

 

Je repars à la maison bredouille, je suis furax contre cette pharmacie de merde qui refuse de me commander un truc sous pretexte qu'elle ne fait pas les préparations (putain mais elle à qu'à tenir une parapharmacie si elle veut que vendre sans rien foutre d'autre)...et j'ai toujours super mal.

 

pharma2.jpg

 Nan, nan, jpeux pas vous aider, jsuis trop occupée à être une connasse

 

 

On est le 10 novembre, et demain c'est férié. La perspective que ça s'améliore est quand même pas jojo.

 

A SUIVRE...

 

 

 

 

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24 février 2012 5 24 /02 /février /2012 09:36

Aujourd'hui, je vais te causer nichon. Poitrine. Néné. Mamelle. Loche. Nibard. Sein. Lolo. Robert. Doudoune. Flotteur. Calebasse. Melon. Obus. Pare-choc. Roploplo.

 

Je pense que t'as pigé le thème. En même temps le titre t'aide vachement.

 

Je voulais allaiter ma Ventouse. Je me voyais pas faire autrement. J'ai moi-même été allaitée presque 4 ans, et dans les années 80 s'il vous plait (je suis un fossile). Ça fait pas de ma mère une pro de l'allaitement car elle m'a déjà sortie des énormités énormes sur le sujet, mais quand même.

 

Je sais pas si c'est pour ça, mais pour moi y'avait point de questions à se poser, j'allais nichonner.

 

Dans ma grande lancée auto-informative sur l'accouchement, j'ai potassé sur l'allaitement.

 

J'ai vite constaté que t'es point aidé dans ton choix.

 

Je passe vite fait sur le clivage allaitantes VS biberonnantes, chacun sa vie chacun son cul, du moment qu'on me fait pas chier les gens font bien ce qu'ils veulent je m'en cogne si tu savais.

 

De toutes façons des deux côtés y'a de la tarée psychopathe...comme dans tous les domaines quoi.

 

Je me suis donc rendue à la maternité décidée comme jamais, j'avais mon bouquin sur l'allaitement, des semaines entières d'infos lues depuis des semaines, le numéro de la Conseillère en allaitement.

 

Je savais que les soignants ne sont que peu formés à l'allaitement, et que les conseils merdiques sont monnaie courante.

 

Je me disais le premier qui essaie de tout faire foirer j'y tape jusqu'au sang.

 

Et puis en fait, nada.

 

Oui parce qu'en fait j'avais pas conscience à quel point tu es fragile, tu es flamby, tu es un peu une loque émotionnellement.

 

Là, ton bébé est un petit bébé, et on te dit qu'il doit prendre des compléments pour surtout pas perdre.

 

Tu trouves on ne sait z'où (tiens pourquoi on fait cette liaison c'est une erreur monstrueuse) le courage de refuser le biberon...le complément est donné à la seringue.

 

Et puis ton bébé n'arrive pas à choper le téton...il est plat ce con (le téton). T'aurais un ventre plat y'aurait rien à redire, mais un téton bordel tout pour te faire chier en somme. L'aide qu'on te donne c'est d'enfourner ta loche dans la bouche du bébé qui manifeste clairement son pas-contentement. Et tu te rappelles avoir lu qu'il ne fallait pas faire ça. Alors tu ne demandes plus d'aide.

 

Tu as ta montée de lait. Tu réalises qu'avec tout ça, ton bébé n'a pas pris de colostrum, qu'il n'en prendra jamais...que depuis sa naissance, celui qui le nourrit, c'est ce fucking Guiguoz...Le desespoir frappe à ta porte.

 

Tu t'accroches, mais peu à peu l'idée fait son chemin...et si tu laissais tomber ?

 

On te demande des comptes sur la quantité bue, ton bébé est pesé tous les jours, on te dit que là, va falloir que ça démarre l'allaitement hein.

 

Tu te rends compte que si ton bébé ne prend pas fissa du poids, on te laissera pas sortir. Et tu veux rentrer chez toi.

 

Il y a cette journée, où ton bébé enfin arrive à téter. Pour la première fois. Tu es si fière !

 

Mais impossible que le miracle s'accomplisse à nouveau. Un soir, tu appelles pour qu'on t'aide. Ça devrait être simple, après tout ça a déjà marché.

 

Il y a cette femme qui soupire, tu la déranges en plein repas. Elle vient "t'aider" sans même te regarder. Alors que tu t'installes elle soupire encore. Elle te fait bien comprendre que tu la fais chier. Elle te dit que c'est pas étonnant que tu n'y arrives pas, tu n'as pas des seins faits pour allaiter.

 

Heureusement, tu as lu sur le sujet, tu sais que ce qu'elle dit est d'une débilité sans fin. Tu l'appelles connasse dans ta tête. Tu penses quand même aux autres mamans qui elles, croient, qui elles, font confiance...comment leur saper le groove en quelques mots.

 

Le lendemain, tu es à bout, les hormones dansent la samba. Ça ne marche pas. Tu es démunie, tu pleures.

 

Ton homme te soutient, il te dit que tu vas y arriver. C'est gentil tout plein, mais en fait concrètement c'est pas suffisant.

 

Tu n'oses pas l'avouer, mais c'est au delà du souhait, tu VEUX abandonner, pour avoir la paix. Pour rentrer à la maison.

 

Le pédiatre à la pesée te dit que c'est fini les tentatives, maintenant on passe au biberon.

 

Et là, la lueur. La haine.

 

Non, ce n'est pas lui qui décidera ! La colère gronde. Toi, la petite fille toujours sage, celle qui dit toujours oui, celle qui a si peur du conflit...elle entre dans l'arène. Devant tout le monde : les autres parents, le personnel soignant. Tu t'en fous.

 

Très froidement, très sèchement, tu dis que NON, tu veux allaiter, et que leur boulot, c'est de t'y aider même si c'est difficile à mettre en route. Leur boulot, c'est pas de donner un biberon alors que tu souhaites allaiter.

 

Tu EXIGES qu'une personne COMPETENTE vienne t'apporter une véritable aide. Peu importe l'heure, peu importe la durée. Tu EXIGES qu'ils fassent leur boulot.

 

15 minutes plus tard, une merveilleuse SF frappe à ta porte. Elle te remonte le moral. Te redonnes une absolue confiance. Te montre et remontre les positions d'allaitement. Une patience et une douceur...Elle reste plus d'une heure.

 

Tu lui demandes si elle peut venir vivre chez toi. Et même tu lui dis que tu l'aimes d'amour.

 

Il y a visiblement de l'alcool dans les hormones post partum.

 

Ton bébé tète plusieurs minutes. Un tel soulagement.

 

A chaque tétée c'est un peu plus facile. On prend notre temps, on va y arriver, on croit en nous.

 

On n'a plus jamais eu à demander une quelconque aide.

 

On nous a dit de continuer à donner du lait artificiel en complément. On a menti. On disait oui, mais le lait partait à l'évier.

 

On nous félicitait de la très bonne prise de poids de la Ventouse. A la sortie, elle avait dépassé son poids de naissance.

 

J'allaite toujours.

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  • En couple, 30 ans, je chausse du 39.
J'aime la charcuterie, le moelleux, l'odeur de l'eau de rose et notre maison même si là elle ressemble à rien avec les travaux.
Mais surtout j'ai une petite fille née en juillet 2011. Quand même.
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J'avais créé une page facebook, mais en fait ça me saoule grave. Du coup je l'ai supprimée, on va pas se rajouter des trucs chiants non plus.