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23 janvier 2012 1 23 /01 /janvier /2012 08:44

Aujourd'hui is the big big day : je repars ramer avec les autres esclaves travailler.

 

Ce qui signifie un réveil aux aurores (je préfère pas te redire à quelle heure tellement c'est indécent), et retour à la maison à 18h30.

 

Ma Ventouse en général est pieutée vers 19h...la marge de manoeuvre pour profiter d'elle est légère tu admettras.

 

J'ai dans l'idée qu'elle va se décaler peu à peu pour profiter aussi de ses parents puisqu'ils sont - soyons honnêtes - des gens absolument formidables.

 

Tout ça pour te dire qu'il va me falloir un peu de temps pour m'organiser, gérer le quotidien à savoir :

 

- la tétée de retour at home

- le jeu

- le bain un soir sur deux

- le repas solide microscopique de ma Ventouse, mais repas quand même

- ma douche, que je dois prendre avant qu'elle dorme sinon ça la réveille, ce qui est HORS DE QUESTION

- le couchage de la Ventouse, qui prend en général 30-45 minutes.

- mon repas à moi (et à Diego), moment IMPORTANT

- détente, vautrés devant la télé

- tirage de lait de bibi

- nettoyage du matos du tire-lait pour l'emporter le lendemain au boulot.

 

Je t'avoue, j'ai du mal à caser là en théorie l'écriture de billets.

 

On verra ça plus tard, quand j'aurai le temps.

 

Ne m'en veux pas, promis je vais bien trouver un moyen de te raconter des trucs !

 

Déjà, sache que je me suis encore tapée un PV.

 

Tu vois, il me reste des trucs sur lesquels râler. Et je compte bien le faire.

  6171055817_88681e2789.jpg

Cette image n'a rien à vor avec la tambouille. Mais ça devait être vachement pète-gueule.

 

 

A très bientôt Gudule.

 

PS/ Et n'oublie pas l'Amour et dans le Pré, l'un des protagonistes représente mon département, et je te cache pas qu'il nous fout un peu la honte.

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18 janvier 2012 3 18 /01 /janvier /2012 11:59

Bon déjà bonne nouvelle : j'ai survécu à la première journée d'adaptation, et ma Ventouse aussi.

 

Normalement je dois la laisser à 8h15 mais j'ai dit on va faire cool le premier jour, on va voir combien de temps ça nous prend de se préparer, donc ce sera 9h.

 

Je devais donc quitter mon chez moi à 8h15 (oui, 45 minutes de route.)

 

6h45 : mon réveil sonne. Enfoiré.

 

7h : je me déclipse du plumard douillet. Putain y pèle.

 

7h05 : je suis habillée. J'ai toujours froid.

 

7h10 : je suis maquillée. Je descends prendre un semblant de pti déj et préparer les affaires.

 

7h20 : c'est fait. Je suis trop fière.

 

7h22 : je rentre dans la chambre de la Ventouse pour la réveiller. Pas besoin, la brave enfant me balance un putain de sourire. Bon pas bright elle a pas de dents, mais elle tente dans le même genre, la gencive luisante.

 

7h30 : j'avais espéré qu'elle prenne le sein, mais non. Je m'en doutais un peu, depuis quelque temps ma Ventouse se la joue diva. Elle ne souhaite point de nichonnade au réveil, non non, elle attend 1h voire 1h30 après pour prendre le pti déj. Là j'ai envie de lui dire ah ouais mais à 2h du mat' pourquoi là ya urgence hein ???

 

7h50 : elle est habillée. Je la pose sur son tapis d'éveil avec ses jouets et je vais charger la voiture. Tiens, je remarque que les vitres sont givrées (comme beaucoup de gens huhu). Oh bah c'est l'occaz de tester la bombe anti-givre que j'ai achetée !

 

7h55 : je pshiiit sur le givre, trop fort ça part tout seul, et ça ruisselle. Je racle avec la raclounette, le pare brise est niquel.

 

8h : je rentre, je range la bombe. Ah bah c'est con j'ai repris la raclounette avec moi. Oh c'est pas grave j'en n'ai plus besoin de toutes façons.

 

8h05 : je retente une tétée. Elle me rejette. Ingrate. Je lui explique qu'après chez la nounou ça sera biberon si elle a faim. Elle s'en fout. Je remballe la marchandise pourtant fort appétissante.

 

8h10 : et beh on est prête ! Pile dans le timing ! Non mais ces quoi ces courges qui se lèvent 3 plombes avant et qui arrivent essoufflées au taf ? OR-GA-NI-SA-TION, c'est quand même pas si compliqué. Heureusement que je suis là pour réhausser le niveau n'empêche. Le vent de la fierté souffle sur mes naseaux.

 

8h11 : allez on met le manteau ma Ventouse. Tiens c'est quoi cette odeur ? Putain. Elle a fait caca. Alors qu'elle ne fait JAMAIS caca peu après le réveil.

 

8h15 : elle est changée, c'est le changement de couche le plus rapide de l'Histoire couchale, vu le caca bien dégueu limite mousseux qu'elle m'a fait.

 

8h17 : je la mets dans le cosy et mets le tout dans la voiture. Un cosy pèse environ 58 kg.

 

8h20 : je mets le contact. Je vois rien. C'est de la merde cette bombe anti-givre, je vois que dalle. Bon allez, positive attitude, je vais gratter.

 

8h22 : je me souviens que j'ai laissé la raclounette à la maison. Dilemne. Ma voiture est dans la rue. Je vais pas laisser ma Ventouse dans la voiture seule pendant que je vais chercher ma raclounette : ya des enleveurs d'enfant ou de voiture partout. Je vais pas l'enfermer dans la voiture, ma condamnation centralisée merde grave, ça m'a déjà arrivé de ne plus pouvoir ouvrir après : angoisse de ouf. Je vais pas rechercher la gratounette avec ma Ventouse, sérieux ça me gave faut la sortir du cosy c'est chiant.

 

8h24 : Bon ben je vais faire comme le faisaient nos ancêtres : ventilo à fond, et on attend.

 

8h32 : je pars. Bon je vois pas partout mais j'ai un espace de vue assez grand vers le bas du pare brise. Alors je conduis en abaissant la tête. J'ai l'air d'une conne. J'ai 17 minutes de retard. J'arrive donc avec 17 minutes de retard.

 

Note à moi-même : se lever plus tôt, prévoir un temps au cas où ya tout qui foire.

 

Conclusion : se lever à ... 6 heures.

 

Je vais décéder.

 

Ah et puis au fait, c'est officiel hein : ma Ventouse ne fait plus ses nuits. Et elle fait pas à moitié hein, elle est entière, elle a opté pour la "nuit pourrave jusqu'au trognon avec multiples réveils, parfois même 20 minutes après le précédent réendormissement."

 

Y'a pas si longtemps, elle nous faisait tranquille du 20h-6h, tétée, et redodo jusqu'à 7h30-8h.

 

Le choc est rude.

 

Je vais décéder.

 

 

 

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13 janvier 2012 5 13 /01 /janvier /2012 08:38

Aujourd'hui je vais te causer d'un aspect ô combien prioritaire quand tu es l'heureux et cerné parent d'un bébé : le dodo.

 

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Ceci n'est pas ma Ventouse. Tant pis sa mère fallait pas qu'elle mette sa photo sur le net. Ceci dit elle est mimi (en même temps elle pionce) 

 

 

Je ne te parle bien évidemment pas de l'animal disparu, sorte de pigeon sous cocaïne, ni de la marque de bière présente sur l'île de la Réunion (quoique...), je te parle SOMMEIL. Repos. Torpeur. somme. nuit. sieste. coma. grosse bavouille sur l'oreiller.

 

C'est simple, à la mater ça a été cododo. J'avais de toutes façons beaucoup de mal à la poser de manière générale. J'aimais bien l'entendre respirer. Je la calais contre moi grâce au coussin d'allaitement et mon bras. C'est aussi pour ça que je crevais de chaud et que je passais la nuit quasi à poil.

 

C'est con à la mater ils avaient des berceaux trop beaux, pas en plexi-bocal, mais en bois, que tu peux bercer. Super mimi. J'ai tenté de la mettre dedans la dernière nuit, pour voir...sans grand succès. Là elle prenait bien le sein, et toutes les heures fallait que je me lève. Ça m'a gonflé, j'ai préféré la garder au pieu.

 

De retour à la maison, on avait prévu un couffin mis de mon côté du lit. On l'a acheté d'occaz sur Le Bon Coin, car ça nous embêtait de devoir revendre la voiture pour pouvoir se payer un lit dans lequel elle dormirait que quelques mois. En plus j'aime bien le fait qu'un autre bébé y ait pissé-chié-vomi fait de doux rêves.

 

Laisse tomber au début les nuits qui ressemblent à rien. Son heure d'endormissement était vers minuit-1 du mat. Or je t'explique : moi depuis toujours, à partir de 22h j'ai le cerveau qui s'éteint et se met en nuit, je rêve que d'une chose mon lit. Je ne suis pas DU TOUT une fille de la nuit.

 

Souffrance.

 

Elle finissait par s'endormir, je la mettais dans son couffin. Elle dormait 2h, et vers 2-3h du mat selon l'heure d'endormissement, elle se réveillait...pour 2 autres heures. Impossible de la recoucher dans son couffin. Par contre dans notre lit en cododo elle repartait plus vite dans les bras de Morphée. Morphée, je te kiffe au passage.

 

Ça, ça a duré 15 jours après le retour de la mater. Mes beaux-parents qui sont venus pendant cette période se sont étonnés "oh dis donc, elle ne pleure pas la nuit ?!" On leur a pas dit qu'elle dormait avec nous, ils sont pas du genre open-minded, déjà l'écharpe de portage ça a été long à accepter pour eux ("l'écharpe ? Comme les nègres Africains ?")

 

Sauf que le cododo, c'est pas trop trop mon truc.

 

Pas vraiment d'un point de vue du développement psycho affectif de l'enfant. Je me fais pas d'illusion à un moment elle fera des caprices, inventera 15000 excuses pour pas aller se coucher, et voudra se faire tatouer I ♥ Enzo quand elle aura 13 ans alors bon....

 

Pas vraiment d'un point de vue sécuritaire. Il y a bien sûr des règles de base à respecter, il faut faire gaffe, mais j'ai envie de dire comme TOUT dès qu'il y a présence d'un enfant : bain, jouets, balades, animaux domestiques, papy et son doigt tout crade qu'il veut fourrer dans la bouche de la Ventouse...

 

Par contre niveau confort c'est pas ça quoi. Et puis j'avoue, un côté ptet égoïste, mais mon lit, c'est MON lit. Je trouvais pas comment me mettre bien. Mais je dormais quand même et ça ami lecteur, c'est important.

 

Chaque nuit, je tentais de la poser dans son couffin. En début de nuit pas de problème, et ensuite c'était no way, donc elle finissait avec nous. Et puis une nuit, elle avait donc 3 semaines, elle n'a rien dit.

 

Couffin adopté ! Yeaaaaah girl, give me faïve. Danse de la fierté. Le jus de pomme et le surimi ont coulé à flots le lendemain à l'apéro.

 

Par contre niveau rythme nuital, c'est resté le même : endormissement vers minuit, réveil 2h plus tard, et au MINIMUM 1 heure pour la rendormir.

 

Souffrance. Mais en même temps pas souffrance, car psycholoiquement, on s'y attendait quand même. Elle n'a que 3 semaines, c'est un peu normal quoi. Donc souffrance physique due au manque de sommeil, mais pas soufrance morale.

 

Tu vois, enceinte, c'était ma grande peur. J'ai gourouisé ma fille, tous les jours je lui a dit "steuplait fais vite tes nuits". Car je me connais, des mois et des mois de pas sommeil par contre, ça allait me rendre chafouin, et nettement moins conciliante. J'avais peur à force de perdre la boule, que quelqu'un soit obligé d'avertir l'Aide Sociale à l'Enfance.

 

Et PAS la DDASS PUTAIN.

 

C'est là que Corinne Touzet intervient.

  

La Corinne elle me gave. La Corinne elle joue dans "la gendarmette est une femme d'honneur", un truc comme ça. D'ailleurs, savais-tu que sur le port de St Malo, on les appelle les "gendarmouettes" ? Et crois-moi, elles ont l'aile longue.

 

Et tu vois dans un épisode, elle recueille un enfant, elle l'amène chez lui et comme il est moyen content le jeune, elle lui dit c'est ça où je t'amène à la DDASS. Alors que bordel, la DDASS elle ne s'occupe plus de la protection des gosses depuis quasi 30 ans. C'est l'AIDE SOCIALE A l'ENFANCE PUTAIN. On menace d'appeler l'ASE (prononcer AZEU) pas la DDASS.

 

LA GENDARMETTE, ELLE TE MENT.

 

En plus la Corinne elle a un nom pas crédible. Comment tu peux être à moitié people et avoir un nom que l'on confond avec "partouze" ? Ou alors c'est justement pour ça qu'elle a percé ?

 

Et la Corinne, elle met des fut' taille ultra haute dans les épisodes, elle a une vieille permenente moisie, et tout le monde la dit sexy. De qui se moque-t-on je vous le demande.

 

Du coup ya bien un vieux dégueu qui va taper "Corinne Touzet à poil cul mouette" sur Google et qui va tomber ici.

 

Bref.

 

A trois semaines, elle a donc fait amie-ami avec le couffin, et dort de façon bordelique.

 

A un mois, on va chez mes parents. Le soir même de son moisiversaire, elle nous a fait une crise de ouf. Des hurlements incalmables, mais incalmables quoi. L'Apocalypse. Le Néant niveau silence. Elle a finit par se calmer tant bien que mal au nichon, et s'est endormie. Pour 5 heures. Le Miracle s'est accompli. Dodo de 1h à 6h, tétée, et re dodo de 7h à 11h.

 

Tu en pleures de joie et de félicité.

 

Et là tu réalises que t'es content car tu as dormi 5 heures d'affilée. Ah ouais quand même.

 

Depuis ce soir là, elle n'a plus dormi moins de 5h.

 

Bon je suis loin d'avoir fini sur le thème du sommeil, mais là faut que j'intervienne, la Ventouse tente de manger le voilage du salon. Quelle maturité, elle tente de se diversifier. Juste le tissu ma puce, c'est un peu tôt. Attend papy il va sûrement vouloir te filer un chocolat à la liqueur.

 

A part ça dans la semaine prochaine c'est l'adaptation chez la nounou. Je suis à deux tétons de la crise de larmes.

 

Bon weekend à toi et je te dis bon apéro.

 

 

 

 

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9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 09:04

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Pour résumer, je suis à 7. Il est 4h10, on me propose un bain dans la "piscine".

 

En route, je dois m'arrêter 15 fois pour souffler et gémir bruyamment. Diego enfile une blouse en plastique. Il est parfaitement ridicule. Même avec la douleur, je trouve la force de me foutre de sa tronche (quand même).

 

J'entends Audrey la SF dire à Claudine : "à ce rythme, elle ne retournera pas dans sa chambre."

 

Je me dis que j'espère bien. Crévindidiou.

 

La "piscine" est en fait une baignoire géante. Genre tu kifferais d'avoir ça chez toi. Triangulaire, profonde, avec de quoi bien se caler. C'est Miami Beach en faïence. En plus trop cool, les lumières sont tamisées. Par contre pas le choix, je suis allongée.

 

Est-il utile que je te décrive la grâce avec laquelle une femme en plein Travail se vautre glisse dans l'eau ?

 

Là, c'était "Knockin' on Heaven's Door" dans le dedans de moi-même. (Putain si tu connais pas arrête tout et va sur deezer remedier à ton incultisme ça urge un peu là)

 

Les douleurs s'arrêtent net. Plénitude. Félicité. Béatitude. Je demande à Diego une Pelforth Fraise avec des Curly.

 

La Claudine elle est pas peu fière "je vous avais dit que ça allait vous soulager !". J'envisage pour la remercier de lui financer une place à la  Maison de retraite "Les Mésanges".

 

Et là...

 

La Reine Mère des contractions sa mère la pute a décidé de descendre à la Cour des Miracles...elle m'a prise en traitre, et elle m'a pas loupée.

 

Je vais pas tourner autour du pot : J'ai hurlé. Comme j'ai jamais hurlé de ma vie.

 

Tu vois je me voyais bien supplier pour avoir la péri, mais je pensais pas crier. Quand j'ai mal, je suis très intérieure comme être humain. C'est plus pincement de lèvres et "nondidjudidju !".

 

Quand j'ai raconté ça à ma mère, ça l'a grave affolée.

 

"- Mais euh...t'as pas pu te retenir ?

- Ben non maman, c'était vraiment plus fort que moi, ya des choses que tu peux pas maitriser !

- Et tu pouvais pas prendre sur toi, souffler, te concentrer...?

- NON ! Fallait que ça sorte !

- Et ils t'ont rien dit ?

- Ben non pourquoi ?

- Quand j'ai accouché de ta soeur (en 1972), c'était une salle de Travail double. La femme d'à côté criait, criait...Le gyneco est arrivé, il lui a collé une gifle en lui disant qu'elle dérangeait tout le monde, alors qu'elle arrête son cinéma.

- O_O"

 

Putain l'enflure.

 

Je reviens à moi-même.

 

L'eau chaude a en effet espacé les contractions, qui viennent  désormais toutes les 3 minutes. Et AUCUNE DOULEUR entre elles. Mais les contractions, qui étaient déjà...interessantes on va dire, sont juste 1000000 fois plus intenses.

 

Audrey me conseille de crier sur des sons graves. Je suis le conseil. Je beugle comme un veau. J'ai beau être matinale, j'ai mal.

 

Diego chiale.

 

Là franchement, je perds pieds (dans une baignoire c'est quand même ballo.) Je repense à la péri, mais comme l'autre fois, en un éclair. C'est comme si je sortais de mon corps, je me vois de dessus. Je me cambre à chaque contraction, je hurle, je m'auto fait peur à brailler comme ça. Je me dis que je dois avoir l'air d'une bête.

 

Je te cache pas que là, je ressemble moralement à un flamby.

 

Audrey et Claudine me disent que vu la façon dont je me cambre, c'est que la fin (de mon accouchement hein) est proche.

 

Audrey regarde où ça en est : je suis à 10 ! Pas étonnant que je jongle, je suis passée de 7 à 10 en 40 minutes, ça swingue grave, mon col chante "Bienvenue à Galaswinda" en se suspendant aux cocotiers.

 

Elles déconnent entre elles : et si j'accouchais dans l'eau ? Non parce que c'est possible seulement avec un obstétricien qui n'est pas là aujourd'hui, mais bon pourquoi pas hihihi.

 

Non non non, dans l'eau je suis pas bien. Je veux rentrer à la maison. Bam, phase de déséspérance dans les dents. J'en ai marre. Je veux une césarienne. Phase de désespérance je te dis. Y'en a qui croient qu'elles vont mourir pendant cette phase, alors je m'en tire pas trop mal.

 

Tout d'un coup je crois sentir un truc couler (ya vraiment besoin de te dire où ?). Dans l'eau, difficile de se rendre compte. Mais il me semble bien quand même.

 

Sur la contraction suivante, putain, j'ai envie de pousser. Une sensation formidable, libératrice j'ai trouvé.

 

Crois-le ou pas, mais j'ai rien dit. J'étais en transe.

 

Ça tombe bien, on me propose de sortir pout passer en salle de naissance, juste en face.

 

Je te laisse imaginer une femme enceinte sortir d'une baignoire dilatée à 10 (la femme, pas la baignoire. Tu suis ou bien ?).

 

On me pose un drap sur les épaules, j'arrive en salle de naissance. Il est 5h. Je m'appuie sur la table d'accouchement. J'avais une serviette de toilette, je retire mes lunettes (Confessions Intimes : je porte des lunettes) et je plonge mon visage dans ma serviette. Je sens encore un truc couler, je crois que c'est l'eau qui ruisselle sur mon corps de déesse.

 

"Elle perd les eaux ! Le liquide est clair"

 

On me demande comment je veux me mettre. Je veux rester debout. J'entends Audrey dire que je serais mieux allongée sur la table. Tss Tss.... Claudine la stoppe. On me demande juste de me mettre en bout de table. Audrey installe un bidule stérile au sol, sort du matos (je sais pas quoi j'ai pas mes lunettes), et elle se met par terre.

 

Je pousse, je pousse de toutes mes forces. On m'encourage. Diego est tout à côté, il me tient la main.

 

Mais quand je pousse, il ne se passe rien. Elle ne descend pas. Par contre j'ai hyper mal au coccyx à chaque poussée.

 

Là je t'ai pas dit, j'ai un monitoring ambulatoire. J'ai des capteurs sur le bide, mais je ne suis pas reliée à une machine. Je les oublie très vite.

 

Je pousse comme ça très longtemps, mais c'est toujours pareil. J'ai la sensation qu'une masse bute sur le coccyx, je supporte pas qu'on me touche le bas du dos.

 

Claudine vient doucement près de moi. Elle pense qu'il faudrait que je change de position car là, ça n'avance pas. Elle me propose accroupie. Je refuse. Mais je refuse surtout car je ne me sens pas la force de bouger.

 

Et je pousse, je pousse...rien ne se passe.

 

J'ai chaud. On m'enlève le drap. J'ai soif, on me donne à boire.

 

La Claudine, on la lui fait pas, elle revient me voir. Elle pense vraiment qu'accroupie, ça va débloquer ma fille qui doit buter sur mon coccyx vu mes douleurs localisées.

 

J'accepte. Problème : j'ai depuis quelques jours très mal aux genoux. M'accroupir est juste impossible, d'autant plus que je suis un peu debout depuis des heures.

 

On va faire autrement. On m'aide à monter sur la table d'accouchement. On redresse le dossier, et on enlève le bout de la table. On fixe des cale pieds et on installe une barre que je pourrai agripper. C'est la table d'accouchement de James Bond.

 

Je suis donc semi assise. Une contraction arrive, je me redresse, j'agrippe la barre. My god la douleur au coccyx est forte, d'instinct je m'avance, j'ai les fesses dans le vide (= accroupie finalement). "Je vais tomber !" que je hurle dis.

 

Mais non, Diego me tient sous les aisselles, Claudine aussi. Audrey est en bas, direct sous mon intimité. Je ne l'envie pas. On m'encourage.

 

"On voit les cheveux !" On me dit de pousser bien fort, et de maintenir la poussée.

 

J'ai du mal, je suis naze. Et d'un coup, je sais pas Paulette, j'ai eu la rage. Diego dit avoir vu une putain de lueur dans mes yeux. C'est une des rares fois où j'ai ouvert les yeux en salle de naissance.

 

J'ai tout donné Paulette, j'ai tout donné. Je ressens une grande brûlure, ah ouais ya pas photo, il se passe un truc là.

 

"Ça y est, la tête est sortie, et oooh, les épaules !"

 

Et voilà, on me pose un petit corps tout chaud, tout gluant sur le ventre. Il est 5h53.

 

Même pas mal.

 

Oui bon ok, un peu.

 

Pas d'épisio, pas de déchirure, juste une petite éraillure.

 

Je demande mes lunettes. Pour la première fois, je regarde autour de moi. Le soleil se lève. Une aube d'été. J'ai l'impression que le soleil nait en même temps que ma fille. Il y a quelques secondes il faisait tout noir. Maintenant, une douce lumière jaune, rose et bleue emplie la pièce.

 

...

 

Je sais pas toi, mais moi là, à te raconter tout ça, je chiale un peu...

 

 

 

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7 janvier 2012 6 07 /01 /janvier /2012 09:39

Notre Ventouse a 6 mois aujourd'hui. Le Haut Comité de la Gencive qui Pince (HCGP) a rendu son avis et ses préconisations pour la suite.

 

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 Madame Zaza, Présidente du HCGP. Elle a pas l'air comme ça, mais faut pas l'embrouiller.

 

 

La Ventouse :

 

Enfant agréable, souriante et dynamique.

 

Compétences acquises :

 

- Le HCGP a constaté une grande sociabilité. La Ventouse aime à batifoler avec ses congénères bébé, enfant, adulte, ancêtre.

- La Ventouse est opérationnelle pour environ 80 % de nuits complètes depuis l'âge de 1 mois. Il y a 10% de ratés avec 3 ou 4 réveils par nuit (mais réendormissement qui ne prend que quelques minutes), et 10% de réveils bien trop matinaux, vers 5h du matin. Ce dernier point est à améliorer "fissa". Toutefois, ce premier constat global reste encourageant. Perseverer.

- La Ventouse sait s'endormir seule le soir et la nuit. Il n'est en général pas utile de la rendormir pour la poser dans son lit.

- La Ventouse pleure peu. La chouinerie est davantage usité comme moyen de communication.

- La Ventouse, lors de rencontres familiales ou amicales, sait se mettre en mode "bébé parfait" : sourires, arheu, jeux, tapages sur la table avec ses petites mains, prout buccaux rythment la journée, favorisant ainsi l'admiration générale.

- La Ventouse est magnifique. C'est un beau bébé, une bouille ronde, des yeux en amande, une petite bouche aux lèvres charnues et bien roses...elle est parfaite et les gens s'arrêtent souvent dans la rue pour s'extasier sur sa frimousse si mignonne.

 

Points à améliorer  :

 

- Les siestes. Depuis le rituel installé suite aux premières recommandations du HCGP, elles se sont améliorées. Il est maintenant possible de poser la Ventouse dans son lit sans devoir y aller centimètre par centimètre, chaque mouvement brusque entraînant alors des hurlements stridents et disgrâcieux. Toutefois, 20 minutes de sieste, c'est léger. Le HCGP préconise une heure minimale de sieste. La journée du 31 décembre 2011, avec auto endormissements et siestes de une heure chacune, est exemplaire. A reproduire aussi souvent que possible. Des efforts sont à fournir VITE.

- Les trajets en voiture. Le HCGP a conscience qu'ils sont pénibles. Ils sont toutefois impossibles à contourner, et des hurlements intenses épuisent les nerfs de tous les passagers.

- Le biberon. La Ventouse le refuse catégoriquement quand ses parents le lui proposent. Un accord devra être trouvé avec l'assistante maternelle, cette dernière n'étant pas pourvue de poitrine nourricière.

- La prise du sein. Ça fait 6 mois que régulièrement, la Ventouse ne chope que le bout du  téton, entrainant des douleurs lancinantes chez sa mère. A revoir au plus vite.

- L'habillement. Le HCGP s'excuse pour le traumatisme quotidien que représente l'enfilage de manches. Toutefois, on n'a pas encore inventé le moyen d'enfiler des manches sans enfiler les manches. Merci donc de bien vouloir cesser les brailleries.

 

Le Père de la Ventouse :

 

Papa attentionné, tendre, et marrantissime

 

Compétences acquises :

 

- La disponibilité. A la mater les pères pouvaient rester la nuit. C'est le seul père à l'avoir fait. En tout cas le HCGP n'en a croisé aucun autre dans les couloirs.

- Le Père de la Ventouse ne rechigne pas à aider la Mère de la Ventouse. Il a changé les couches dès la naissance. Le weekend et le soir, il s'en occupe un max. Le HCGP apprécie.

- Il a toujours répondu présent lorsqu'il fallait mettre des gouttes dans les yeux contre la conjonctivite.

- Il sait envoyer bouler quand la famille répète inlassablement que les parents DOIVENT laisser pleurer la Ventouse.

- Il est très joueur et ne se lasse pas. Toutefois le HCGP soupçonne qu'il s'amuse plus que la Ventouse.

- Le Père de la Ventouse exprime le fait que sa fille lui manque quand il travaille. C'est mignon.

- Il engueule la Mère de la Ventouse si elle embrasse sa fille avec trop de vigueur, arguant qu'elle risque de lui faire mal. C'est niaiseux.

 

Points à améliorer :

 

- La notion d'initiative lorsqu'il s'agit de choisir des vêtements à mettre à la Ventouse.

- Le HCGP remarque que le Père de la Ventouse ne retient pas où sont rangés les vêtements/accessoires. A travailler.

- Il faudrait ABSOLUMENT que le Père de la Ventouse se rentre dans le crâne que déposer un bébé qui sort du bain sur une serviette rectangulaire placée dans le sens de la hauteur ne permet pas d'enrouler le dit bébé dedans. C'est assez pénible de devoir le répéter A CHAQUE FOIS, notamment quand le coupable se vante d'être "scientifique".

- Le HCGP remarque qu'il dit "pfiou c'était dur t'en as mis du temps !" lorsque la Mère de la Ventouse part faire du shopping pendant 1 heure et demi. A-t-il conscience que la Mère de la Ventouse, elle, gère la Ventouse pendant TOUTE LA JOURNEE ?

 

La Mère de la Ventouse :

 

Patiente, câline et, ce qui ne gâche rien, hyper canon.

 

Compétences acquises :

 

- Le HCGP s'est étonné de constater sa grande patience face aux pleurs incompréhensibles de sa Ventouse lorsqu'elle venait de naitre.

- La capacité à envoyer chier, ce qui était impossible auparavant.

- Un don pour comprendre dans 70% des cas ce que semble exprimer sa fille.

- Une confiance de soi en béton armé concernant ses capacités à être une bonne mère.

 

Points à améliorer :

 

- La Mère de la Ventouse doit continuer ses efforts pour ne pas trop reprendre le Père de la Ventouse.

- Elle doit être tout de même plus patiente en ce qui concerne les non-siestes. Le HCGP la met en garde contre le risque d'ulcère.

- Elle doit cesser ses idées noires sur la mort subite du nourrisson, la noyade, l'enlèvement, l'insolation, le cancer du corps et autre pincement du bout tout doux sous le bras. A part gâcher le quotidien ça ne sert pas à grand chose.

 

Le HCGP ne voit rien d'autre à énoncer sur la Mère de la Ventouse. Globalement elle est quand même plutôt formidable.

 

 

♥ ♥ ♥ BONS 6 MOIS MA FILLE. TON PERE ET MOI ON TE KIFFE GRAVE. ♥ ♥ ♥

 

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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 09:25

Il est 1h du matin. Nous arrivons à l'hôpital et prononçons les mots clefs, ceux que tu imagines depuis des mois "Bonsoir, on vient parce que je vais accoucher."

 

On nous indique le service mater, c'est gentil ma caille mais on connait un peu les locaux. Mais je comprends, on doit être tes seuls interlocuteurs depuis un bail.

 

Arrivés en mater, où aller ? Personne dans les couloirs. On erre comme deux cons. Niveau contrax ça va, la visualisation aide à mort. Nous croisons une SF, Audrey.

 

Audrey, je la connais. Audrey, elle a 12 ans. Ou alors 24, mais en tout cas elle est jeune. Elle pourrait être ma fille si j'avais 15 ans de plus.

 

Audrey tu vois, elle a voulu me prendre la tension toutes les 5 minutes pendant 30 minutes il y a 6 semaines, pour vérifier. Sauf que Audrey, elle avait oublié de brancher le tensiomètre.

 

TOUT VA BIEN.

 

Nous entrons dans la salle d'examen. Comme convenu, elle branche le monitoring. Ça semble ne pas fonctionner. Elle bidouille bidouille, ça parait durer 3 plombes.

 

TOUT VA BIEN.

 

Elle me pose une voie fermée puisque je refuse d'être perfusée. La veine claque, elle change de bras. Putain elle me fait mal. Elle me prélève aussi du sang, c'est dans le protocole. Quand elle jette l'emballage de la seringue à la poubelle, elle jette aussi par mégarde la fiole contenant mon sang.

 

TOUT VA BIEN.

 

Elle s'absente, et revient nous dire qu'elle a lu notre projet de naissance, elle fera son maximum pour qu'il soit respecté. Hou-hou.

 

Elle précise aussi que pour le moment (et jusqu'au bout), je suis la seule femme à accoucher.

 

Avec tout ça, je suis clouée sur la table d'examen depuis 40 minutes. Laisse moi te dire : en position allongée, je douille. Je broie généreusement la main de Diego à chaque contraction. Je me dis que maintenue comme ça pendant tout le Travail, c'est impossible de tenir. J'ai hâte de pouvoir me lever à nouveau.

 

Je demande à Diego de prendre une petite photo immortalisant ce merveilleux moment. Maintenant quand je regarde la photo, je constate que sur les 19 kg pris, 7 sont sur ma gueule.

 

Au bout de 50 minutes, ayé c'est fini, j'ai droit à un toucher et zou, dans ma chambre ! Je suis à 3. Donc au tout début.

 

Les contractions sont toutes les 3 minutes. 

 

Dès que je me mets debout, ça va mieux. J'ai moins mal.

 

On s'installe en chambre, c'est marrant c'est celle qu'on nous avait montré lors de la visite de la mater. Diego descend chercher nos sacs, et le big ballon pour que je me vautre dessus.

 

On me donne une bouteille d'eau.

 

Je me mets en chemise de nuit. Je l'avais achetée à C&A, sans avoir vu que c'était une pour femme enceinte. Et BAM, le mois suivant : enceinte ! Ouf non ?

 

Une aide soignante arrive et se présente, elle sera là aussi avec Audrey. Je ne me rappelle pas du tout son prénom, alors on va l'appeler Claudine, elle avait une tête à s'appeler Claudine. Elle a la cinquantaine.

 

Claudine nous dit qu'elle a lu notre projet de naissance, qu'elle le trouve bien tourné et tout à fait faisable, rien de farfelu...Elle nous dit être ravie de nous accompagner dans cette naissance.

 

A ce stade quand on te dit un truc sympa tu chiales presque.

 

Elle me demande comment ça se passe au niveau contrax, et pile quand elle dit ça j'en ai une putain qui te rend nostalgique du bon vieux choc table basse/petit orteil. Je suis grave montée d'un cran dans la douleur, comme ça d'un coup.

 

Pour toi Geneviève, amie nulli, je vais te décrire une contraction, j'en ai un souvenir précis. Je sais pas si c'est comme ça pour tout le monde, mais pour moi c'était ça :

 

Etape 1/ douleur de règles X 1000 qui monte.

Etape 2/ douleur dans le bas du dos, qui monte et te prend le ventre

Etape 3 et 4 combo/ l'impression qu'une force invisible te serre très fort le ventre, genre ceinture géante, et EN MEME TEMPS, l'impression que tu vas imploser, qu'une force invisible tente de te faire éclater, mais ça éclate pas (because la ceinture).

 

Alors...t'as hâte hein ?

 

Claudine me masse le bas du dos.....RAAAAAH C'EST BOOOOON ! Elle montre le geste à Diego.

 

Elle s'en va. Il est 2h20.

 

Je teste plein de positions pour voir si ça soulage : assise sur le lit, sur le ballon, à 4 pattes, allongée sur le dos, sur le côté, pendue au cou de Diego....J'ai tout essayé sauf le poirier et un doigt dans le cul.

 

Il n'y a que debout où la douleur est supportable.

 

Tiens, j'ai une envie d'aller à la selle comme disent les gens bien. Je vais donc faire popo. C'est ça de moins que la SF verra sortir me dis-je. Je vois que je perds un peu de sang.

 

Tiens ça me fait penser à un truc.

 

****** INTERLUDE LANGUE DE PUTE ******** 

 

J'ai une copine (qui a accouché avant moi), elle se foutait gentiment de ma gueule avec ma mater à 1h, notre projet de naissance, nos lectures toussa. Elle a pris la clinique la plus proche, à 5 km, 6 minutes en voiture. Son crédo c'était "il sortira bien alors pourquoi se prendre la tête." Elle n'a lu aucun livre, ne s'est renseignée sur rien du tout pendant sa grossesse. Quand le Travail a commencé (à terme), elle n'a pas su le reconnaitre (en fait elle avait des contractions peu douloureuses et perdait un peu de sang). Du coup elle et son mec se sont mis à paniquer à mort,  mais ils ne sont pas allés à la mater, non non, ils ont appelé les pompiers ! Ce sont eux qui les ont amenés à la mater du coup...

Ah et elle savait pas ce qu'était la délivrance, c'est moi qui lui ai appris qu'après la naissance, on expulsait le placenta, elle ne savait pas et ne s'en était pas rendue compte.

Alors pardon, oui je juge, mais c'est un peu pourrave de pas en savoir un minimum non ?

 

******** FIN DE L'INTERLUDE LANGUE DE PUTE *********

 

A chaque contraction, je me mets sur la pointe des pieds, puis monte et descends (genuflexion ami sportif) tout en me tenant au pied de mon lit.

 

Ça commence à être difficile. Diego me propose de prendre une douche.

 

Putain je trouve pas la lumière de la douche. Ah ça doit être ça. J'appuie. 4 secondes plus tard l'aide soignante arrive avec un air d'urgence. J'avais appuyé sur la sonnette d'alarme. Elle me montre le bon interupteur.

 

Je suis sous l'eau chaude, et Diego me masse. Ça fait du bien, mais sans plus. En fait j'arrive pas à profiter du moment présent, je pense qu'à un moment faudra sortir. Et je sais pas, un côté vaguement écolo, une soudaine empathie pour la Somalie, je culpabilise de laisser couler l'eau comme ça, pour "rien".

 

Je sors.

 

Arrivée dans la chambre, une contraction me cloue sur place. Premier gémissement. Là, je panique, je n'arrive plus à respirer, la visualisation fait que dalle, HELPEUUUUH.

 

Là, j'ai ma première pensée pour la péri. Je me dis que celles qui l'ont ont de la chance. Toutefois je pense pas ça dans l'optique de la demander. C'est comme si je me disais qu'elles ont de la chance les meufs qui gagnent 3000 euros/mois. Comme si de toutes façons c'était pas pour moi.

 

Diego a beau me masser, d'un coup je n'apprécie plus ! Tant bien que mal, j'arrive à me calmer.

 

Audrey la SF revient pour un autre monitoring. Il est 4h. C'est marrant le temps est passé à la fois super vite et super lentement (c'est super utile au récit ce que je te dis hein). Je te passe le bordel, les capteurs ne captant que dalle. Elle me demande de m'allonger le temps de bien les placer.

 

Sur le dos c'est purement intenable. Il faut que je bouge, que je me lève ! C'est bon elle réussi à mettre les capteurs, et tout va bien.

 

Elle me propose de voir où ça en est. OUIIIII. Mais j'ai la trouille, je fais que penser à Rachel dans Friends, qui stagne à 3.

 

"Vous êtes presque à 7 ! C'est bien ça avance super vite !"

 

Donc tu retiens 7, tu oublies le "presque".

 

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Quand on te dit que tu es dilatée à 7, ça ressemble à ça dans ta tête (et dans ta chatte). 

 

Là je dérouille bien quand même. Je fais pas la fière et quelque part je regrette le bon temps où j'étais à 3. C'était la belle époque, les douleurs étaient plus fun.

 

L'aide soignante arrive. Je lui dis que je patauge un peu, les contractions s'enchainent, j'ai pas de pauses entre elles. J'arrive donc pas à récupérer, à peine l'une passe qu'une autre arrive. Je ne sais plus quoi faire, omment me mettre.

 

Elle me suggère d'aller prendre un bain chaud. Ça va m'aider à me détendre et ça va espacer les contractions.

 

J'accepte. "De toutes façons ça peut pas vraiment être pire que maintenant", je dis à Diego.

 

Je me trompais.

 

A suivre...

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5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 09:43

Avec tout ça, mon terme approche. Mes journées s'enchainent et se ressemblent : canapé, manger, sieste, canapé, balade, canapé, douche, canapé, dodo.

 

Un programme de  rêve. Bon après je suis comme toute parturiente sur la fin : énormous, des poufs en guise de membres, mal au pubis comme si je m'étais fait mais défoncée par un 38 tonnes, et surtout en ce qui me concene, des remontées acides de ouf, que même une fois j'en ai chialé ma race.

 

Il fait chaud (c'est l'été, remember), Diego me prépare des bassines d'eau fraiche pour mes pieds. Je suis là, en slip, je gis sur le canapé, avec mon gros ventre, le cheveux beurk (oui j'avais le cheveu huileux gras pendant ma grossesse), la peau mouchetée de boutons (oui j'avais la peau huileuse grasse pendant ma grossesse) et les pieds dans une bassine.

 

So sex. Beyonce sort de ce corps.

 

Tout ce délire sur la femme enceinte qui illumine de beauté, peau douce, sublime crinière, bref Barbara Gould en cloque, ben c'est de la merde en boite.

 

Moi j'étais dégueu à regarder et à toucher. Mais sur la fin j'étais chaude du cul les meufs. Diego voulait pas trop je lui ai dit "PUTAIN TU DECONNES PAS  TU FAIS PAS CHIER TU ME PRENDS NOW SINON JTE PETE DESSUS ET JTE PROMETS TU VAS MORFLER"

 

J'ai paumé le bouchon muqueux, en plusieurs jours. Hmmmm magie de la grossesse, joie de l'enfantement bientôt proche.

 

Moi je faisais pas la maline, rapport au jour J qui approchait, et moi qui n'accouchais pas. Je n'étais pas spécialement pressée, mais j'avais peur du dépassement de terme et de la menace angoissante du déclenchement.

 

Dans ma mater, ils laissaient max J+5. Après, si déclenchement, adios accouchement physio. La vieille déprime. Je suis moi-même née après terme (je te dirai pas de combien tu vas t'évanouir), et ma naissance a été déclenchée.

 

Dans la nuit du 5 au 6 juillet, je sens des légères contractions. Gniiiiiii, pour la première fois elles ne font pas suite à une partie de jambes en l'air (enfin on se comprend, car niveau jambes en l'air avec + 19kg...c'est un peu la loose quoi...A la limite gros orteil en l'air ?)

 

Le 6, je me lève, et pas de doutes, j'ai des contractions. Pas douloureuses, mais elles sont là.

 

Elles feront leur taf toute la journée, sans trop se faire sentir, les braves dames (t'inquiète, après elles vont se rattraper). J'en informe Diego par sms, qui le pauvre mate son téléphone toutes les 28 secondes depuis un mois.

 

J'en suis sûre ce sont les "bonnes" contractions, c'est pour bientôt.

 

Dans la journée le monde entier m'appelle mais je ne dis rien. Je trouve ça sympa que personne ne sache.

 

Mes beaux-parents m'appellent vers 14h. Sans voir le problème, ils me demandent d'accoucher. Non parce que là, faut que je me souvienne qu'ils partent demain en vacances hein. Ben oui, ils sont en retraite mais ils ont pris leurs vacances pile au moment de la naissance, en juillet. A eux non plus je ne dis rien. Manquerait plus qu'ils nous harcèlent au téléphone ces cons.

 

A 17h, un pote appelle, il dit qu'il est de passage c'était pas prévu, il demande s'il peut squatter.

 

Euh...NON ! Déjà le mec il appelle surtout quand il a besoin d'une piaule, ensuite il sait que mon terme c'est demain, alors t'es mignon mais tu laisses le couple vivre ses derniers moments peinards entre eux, et enfin (mais ça il pouvait pas savoir), JE VAIS SUREMENT ACCOUCHER CETTE NUIT !!! Donc DEGAGE PUTAIN.

 

Le gars s'appelle Régis. Ça s'invente pas.

 

Là, il est 18h, Diego rentre, les contractions, toujours non douloureuses, sont toutes les 20 minutes.

 

20h...toutes les 10 minutes.

 

Mon enfant ma chair nous laisse regarder Esprits Criminels tranquilles. Rien que pour ça, nous décidons qu'elle aura droit à un portable dès le CM1.

 

Ensuite on va se coucher. Il est 22h40. Je lis un peu.

 

22h55 : AOUCH LA PUTE. Première contraction douloureuse.

 

23h : Oui c'est ça elles viennent toutes les 5 minutes. J'en parle à Diego. Là vient toute la complexité d'avoir choisi une mater à 1h de route. Je voulais faire le max du Travail à la maison, mais la perspective de se taper la route bien pourrie dilatée à 7, ça me plait moyen. Allez, on décide d'éteindre, on verra bien.

 

23h10 : Diego sombre dans le sommeil. Ah quand il est zen, il est zen lui. Le fumier.

 

23h13 : C'est là toute la différence avec un pré-Travail. Tu ne PEUX PAS t'endormir. Ça pique un peu quand même. J'allume. Diego a déjà la tronche de quelqu'un qui dort depuis quatre heures. Le fumier. Je suis incapable de prendre une décision. Tout ce que je sais, c'est que c'est le jour J. C'est lui qui décide qu'on y va.

 

On prépare tranquillement nos affaires. Quand une contraction arrive, je dois tout stopper pour respirer profondemment.

 

J'avais fait une liste des choses à prendre à la dernière minute. Elle est d'ailleurs toujours sur ma commode. Je crois que j'ai pas tout à fait fait le deuil de ma grossesse. Y'a bien une connasse de psychologue qui me dirait que du coup je mets en péril mon rôle de mère, de femme, d'amante, ainsi que le taux d'inflation au Nicaragua. Pute.

 

Je pense même à mettre au congelo la bouffe qu'on n'aura pas le temps de grailler. Parfaite ou bien ?

 

Je prends un moment pour réaliser ce qui se passe. Déjà, grande déférence au niveau de l'horaire, ma fille va naître le jour du terme. Un respect des consignes qui lui fait honneur. Ensuite, kiffage suprême, je vais accoucher de nuit, mon ardent souhait depuis toujours.

 

Dans le """""""documentaire""""" BabyBoom, ils disaient que la majorité des femmes préfère accoucher de jour, rapport au fait que la nuit c'est angoissant.

 

Ben bordel, pas moi ! Le jour, ya trop de mouvements, plein de gens, des va et vient incessants dans le couloir (rien à voir avec le tournage d'un porno dans une mater hein. Putain t'as des idées glauquissimes tu t'en rends compte ?).

La nuit c'est cosy. La nuit tout est silence, lumière tamisée, chuchotage. Pas de rendez-vous, tout le monde dort...Pour moi c'est le moment parfait pour accoucher dans le calme, la sérénité, l'intimité.

 

Accoucher de jour, j'aurais eu l'impression d'accoucher en public. Biiiiih.

 

Nous partons à minuit. Au revoir la maison, nous rentrerons à 3 !

 

Sur la route, je confirme : c'est très plaisant.

 

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  Rajoute des nids de poule ; des voies de chemin de fer et des rond-points par milliers. Tu as le chemin vers la maternité.

 

Quand une contraction arrive, je visualise des mains qui attrape ma fille et l'aident à descendre. J'ai aussi vaguement l'image d'une rose qui s'ouvre. Putain me demande pas d'où ça vient, surtout que j'ai pas spéialement fait une préparation qui vise sur la visualisation (allitération en "vise" pour nos amis littéraires), c'est venu tout seul. Ça fait gnangnan, mais ça m'aidait, alors j'aurais aussi pu me taper une saison entière de Candy s'il avait fallu.

 

Diego parle. Sans cesse. C'est un bavard dans la vie, mais avec l'excitation de l'évènement on l'arrête plus. Et moi j'ai besoin de SILENCE. Je prends sur moi, histoire de pas niquer l'ambiance avec un "ta gueule".

 

Nous arrivons. On avait prévu les sacs pour notre séjour (les papas sont autorisés à rester la nuit), et un sac à dos pour l'accouchement. Diego me demande quoi prendre. Je te rappelle que je ne suis capable de prendre aucune décision. Il me fait chier, on avait déjà dit que le jour J on prendrait que le sac à dos et qu'on laisserait le reste dans la voiture dans un premier temps.

 

" - Bon je prends quoi alors ?

- hmmmf.... Le sac à dos !

- Et si je prenais aussi un sac ? Comme ça ça sera fait ?

- Si tu veux. Hmmmmf Mais prends mon gilet il fait un peu frais.

- hein ?

- Prends mon GILET.

- Il est où ?

- Dans ton cul. Hmmmmf. Il est derrière où veux-tu qu'il soit ?

- Ah oui il est juste là. Bon du coup je prends aussi les sacs ?

- PUTAIN TU PRENDS CE QUE TU VEUX MAIS TU FAIS UN CHOIX MERDE. ET ARRETE DE ME PARLER JE PEUX PAS T'ECOUTER LA. Hmmmmf.

- ah bah non, tu vas pas commencer ?!...ça va être comme ça tout le temps ?"

 

Là je sais pas, j'ai dû lui lancer un regard dans lequel il a vu "sectionnage de bite" ou "plus de pipe A VIE", mais il a baissé la tête et n'a plus moufté. Il a avec sagesse fait le choix de ne prendre que le sac à dos. Je te rassure, c'est la seule fois qu'il a merdé, pendant tout le reste de l'accouchement il a assuré grave.

 

Il est donc 1h du matin, nous franchissons les portes de la maternité.

 

A suivre...

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4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 09:13

Finalement pour changer je ne vais pas râler. Je vais te narrer mon accouchement.

 

Je te préviens, ça va se faire en à peu près 43 épisodes. Je peux te faire la version courte si tu veux, ça donne ça :

 

J'ai eu des contractions, je suis allée à la maternité, et plusieurs heures après elle est née.

 

Mais avoue : ça n'a pas trop d'intérêt non ? T'as vibré de l'utérus ?

 

Alors viens je t'emmène, tu vas voir ça va être chouette.

 

Mon terme (DPA pour les intimes) est le 7 juillet 2011.

 

Nous sommes le dimanche 12 juin. Avec Diego on venait de se faire une pirouette à l'italienne (je te parle sexe là), et BAM 1h après, contractions les meufs.

 

Je me demandais si quand elles arrivaient, on savait les reconnaitre.

 

Réponse : oh que oui ma couille. On SAIT. Putain c'est chelou. Une douleur qui commence comme des douleurs de règles (beuuuuh), et en même temps qui partent du dos, puis qui m'enserrent (ce verbe existe-t-il en vrai ?) le ventre.

 

Quand ça a commencé j'étais dans un bain post-coïtal (oui oh ça va ! Fais pas ta choquée tu crois que la vie c'est une plume posée délicatement sur un oreiller en satin ? Ben non, la plume aussi elle lache des caisses. Après je te causerai bouchon muqueux je te préviens).

 

J'ai attendu...une autre contrax 10 minutes plus tard. Je sors de la baignoire avec toute la grâce d'une femme enceinte dans son dernier mois.  C'est à dire retournement sur les genoux, tentative de mise accroupie, appui sur les bras pour faire levier, sortie de baignoire. Ça prend en général une bonne vingtaine de minutes.

 

Les contrax continuent...un peu douloureuses, mais gérables.

 

Maintenant, elles sont toutes les 2 minutes, une régularité de fou. Dans les livres pour meufs en cloque, ils diraient que là, faut y aller Madame.

 

Mais en même temps, j'hésite. En analysant mon sentiment profond, je constate qu'en fait...j'ai la flemme. La maternité est à 1 heure de route. Pfffffffff. La perspective d'y aller pour rien...zut ça gacherait la soirée quoi !

 

On hésite, là ça fait 3 heures que je contracte joyeusement. Je me mouve sur le ballon avec une grande sensualité.

 

Diego prépare quand même les affaires... Je me décide en proie aux doutes à appeler la mater. Je tombe sur une SF, je ne sais pas laquelle, mais merci you. Elle m'a dit EXACTEMENT ce que j'avais besoin d'entendre : "Ecoutez-vous. Si vous sentez que vous devez venir, venez. Si ce n'est pas le cas, restez chez vous, vous y serez mieux."

 

En disant ces mots, c'est comme si elle m'avait ouvert les portes de moi-même. J'ai pas envie d'y aller, je sens que c'est pas le jour, que j'accouche pas.

 

Je raccroche et je dis à Diego qu'on reste. On finit la soirée à discuter, au rythme des contractions. On va se coucher. Toujours des contractions toutes les 2 minutes. Ça ne m'empêche pas de m'endomir comme une grosse merde. Je me réveille plusieurs fois, elles sont toujours là mais se sont espacées. Et puis plus rien. 

 

Elles auront duré 5 heures. Et en effet, je n'ai pas accouché. C'était un pré travail (ou faux travail, mais je préfère pré).

 

Avant d'accoucher, je ferai cinq pré travaux, toujours après cram badaboum hue avec l'homme.

 

Ce 12 juin, c'était une très belle soirée. Là, j'ai su qu'on était bien préparé. No stress, on était très zen, je n'avais pas peur. J'en garde un doux souvenir, on est resté dans notre nid douillet, je vivais bien les choses, j'avais mal mais je ne souffrais pas...On était bien...si bien !

 

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 Diego, je crois qu'on est assis sur la fouf' de la beach....elle a la même touffe.

 

 

J'ai des copines qui nous ont traités de timbrés, parait-il qu'on aurait dû aller quand même à la maternité "au cas où".

 

Mais bon en même temps on nous traite de frappés de la timballe depuis des mois car je veux pas de la péri alors...alors cette histoire d'écoute de soi, de "sentir que c'est pas le jour"...ben ça a encore mis dans la tête des gens qu'on était grave dans un délire New Age et que visiblement, on fumait  tout en vénérant la patate douce.

 

M'en fous, on a eu raison. Bonjour la soirée de merde avec 2h de voiture pour au final rentrer chez soi complètement nazes.

 

Quand le vrai Travail s'est mis en route, là ça a été autre chose...là on a SU que c'était le grand moment... 

 

A suivre...

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1 janvier 2012 7 01 /01 /janvier /2012 19:35

Même si tu t'en fous un peu, je te le dis : le temps passe trop vite.

 

Je suis partie pour les fêtes en famille, je n'ai pas eu le temps de te conter mes dernières mésaventures.

 

Vois-tu, il y a fort longtemps, du temps où j'étais grasse de la bidoche (enceinte quoi) je surfais sur la touale pour...ben pour tuer le temps. Je me questionnais hyper activement sur comment torcher mon bébé changer sa couche. Enfin pas comment (tu me prends pour Eve Angeli ??), mais plutôt quoi lui mettre sous son honorable derche.

 

Les couches lavables je suis pas contre, mais je savais qu'un bébé allaité a des selles (pour rester polie) liquides, alors c'est pas impossible mais pour moi c'était noooooo way.

 

Les pampies (ou huggers, tu suis ?), en fait une fois au détour d'un article, j'ai lu la composition et ça m'a fait flipper. Bon on est bien d'accord hein, de toutes façons TOUT est cancérigène, je suis à peu près sûre que là, son T-shirt peut la faire crever de toxicité dans trois minutes, mais du coup ben je bloquais sur les couches jetables toussa. Je me dis que nos bébés ont ça sur leur choune quasi H24 pendant pas mal de temps quand même, et je sais pas t'expliquer, me dire qu'il y a plusieurs trucs cancérigènes ou toxiques même à micro dose, ça me rend légèrement hystérique.

 

Quand à l'argument "nan mais quand même, c'est pour les bébés ils font hyper gaffe hein, y'a des chercheurs toussa toussa"...ma réaction est "mouaha". Parce que bon les mecs, juste tu leur fous une liasse de biffetons sous le museau, ils voient ça en premier, le bébé ça vient après. Le but est pas forcément de faire un truc super sain, c'est te faire CROIRE que c'est super sain.

 

Alors j'ai cherché une alternative, j'ai trouvé les je cite "couches écologiques". Il y a encore quelques saloperies qui se baladent dedans je suis pas non plus complètement niaise, mais moins.

 

P1050038.JPG

  Ceci est une couche. Mais je sens que tu t'en doutes.

 

 

Niveau prix, selon les tailles ça peut être au même prix que les couches grandes marques, ou plus cher.

 

J'ai trouvé un site qui fait boutique classique + ventes privées. Là, je vois de la couche écolo pas cher. Je décide d'en acheter un plein cargo, direct. Justement, là ya une vente privée super intéressante.

 

Nous sommes fin mai.

 

Ils disent livraison en 3 semaines, je dois accoucher début juillet, no blème. Je commande aussi sur la boutique classique, là ils disent livraison en 72h, normal tu me diras, en général les couches ça urge un peu.

 

Tu sais en combien de temps j'ai reçu les couches livrées en 72h ?

 

Un mois.

 

Oui oui, dans leur monde, 72h = 1 mois.

 

Par contre les couches de ventes privées je les ai bien reçues en 3 semaines.

 

J'étais quelque peu énervée, surtout que leur service client était moyennement sympatoche, j'avais l'impression qu'ils me disaient ben t'attends ma grosse et tu fais pas chier.

 

Par contre ce qui est cool c'est qu'ils sont tellement buses qu'ils se sont gourrés dans la quantité de paquets de couches. Mais en ma faveur. J'ai eu 6 paquets (oui, 6) en rab. Au prix du paquet, tu remues grave du fion devant ton colis.

 

Toutefois jme suis demandée comment ça se serait passé si à l'inverse ils avaient oublié des paquets. Déjà, je devais avoir un paquet de lingettes offert, il n'y était pas. T'inquiète que j'ai réclamé, et là aussi j'ai senti le Service client pas très détendu du périné.

 

Ainsi, en brandissant mon poing vers le Ciel, j'ai juré que plus jamais je ne commanderai chez eux, vu leur sérieux.

 

Sauf qu'en fait, ils sont peu chers quand même.

 

En novembre, on voit notre stock s'écouler. On a encore large, mais autant anticiper. On est grave fier, on n'a pas eu à acheter de couches depuis que ma Ventouse est née. Enfin si, en catastrophe, des Pamprout, mais c'est une autre histoire.

 

Me voilà donc à comparer les sites...et ya pas à dire, le site moisi est moins cher....Et ya encore une ventes privées.

 

Allez je me dis, mon banquier me remerciera, je retente. J'aime le danger, l'aventure. On se refait pas, le sang de dr Quinn circule dans mes veines.

 

Je commande donc moults paquets en ventes privées, et quelques babioles sur la boutique. Ils previennent que tout sera envoyé en même temps, dans 3-4 semaines.

 

En effet, 3 semaines et demi plus tard, je reçois un petit colis. Il contient les trucs achetés en boutique.

 

Je me dis qu'ils doivent envoyer les couches à part, vu le volume.

 

Les jours passent, je guette le facteur, et crois-moi ça demande une organisation. Le facteur, il attend pas, alors si tu es en train de coucher ton bébé d'amour, tu te retrouves avec un avis de passage, et bonjour la galère pour récupérer un colis de 30 kg à la Poste avec un mouflon de 5 mois et demi. Beh oui, pendant que tu sues tel un boeuf pour porter le colis, tu fais quoi de ta Ventouse ? Tu la laisses dans la voiture ? NON. Tu la laisses à la maison ? NON. Tu attends que l'homme rentre ? NON, sinon faudrait qu'il quitte son taf beaucoup trop tôt. Tu attends le samedi ? La Poste est sur la place du marché, impossible de se garer le samedi....et je te rappelle que le colis fait 30 kg.

 

Donc, tu guettes le facteur, à l'affût telle l'affamée lionne devant la fébrile gazelle des tropiques.

 

Bon quand même, au bout de quatre jours, je branche mon cerveau, et je vais voir mon suivi de commande.

 

Oups, ils disent que tout a été envoyé dans un seul colis, et que le colis m'a été livré. Oups, j'ai qu'un petit colis de 40x30 cm, et il pèse environ 300 grammes. Pas une once de couches.

 

Merde merde merde. Pourquoi j'ai commandé chez eux au fait ?

 

Je m'auto-saoule.

 

Je contacte le Service client, pour une fois sympatique. Le contact confirme qu'ils sont des buses : en fait le petit colis était SCOTCHE à l'énorme colis, et le papelard du collisimo était sur le petit colis.

 

...

 

D'où que tu scotches un petit colis à un gros ? Tu crois quoi site de mes deux ? Que ça marche comme un poisson pilote ? Tu crois pas que c'était un peu évident que la Poste n'allait pas faire dans le feutré et que ça allait se désolidariser ?

 

T'es con ou quoi ?

 

Bon, heureusement, le site a été très commercial, ils m'ont envoyé direct mes couches, je les ai reçues en 72h (houhou comme quoi c'est possible). Ils déposent une réclamation à la Poste. Ils me tiennent au courant. Ils sont mignons, tout naïfs. Comme si j'en avais quelque chose à carrer. M'en fous moi j'ai mes couches maintenant.

 

Cette fois Diego m'a fait jurer sur une chose qui m'est précieuse, putain on blague pas avec ça : une bouteille de Jurançon.

 

Promis promis, j'arrête de commander chez eux.

 

 

 

Ah au fait, bonne année Marguerite.

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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 11:25

J'ai pu remarquer qu'il y avait une certaine confusion. Mon blog n'est pas en temps réel, j'ai accouché en juillet dernier.

 

Ne te blâme point, c'est tout ma faute. Chiale pas j'te dis. Putain t'es une gonzesse.

 

Du coup je vais faire un mix entre le récit de ma grossesse, et mon quotidien avec mon bébé d'amour.

 

Comme ça je pourrais aussi parler de ce que je vis au quotidien, et potentiellement je vais t'embrouiller encore plus l'esprit.

 

Je prends le risque.

 

Mais du coup, faut que je trouve un surnom à donner à ma fille moi. Je ne vais pas dévoiler ici son prénom. Mais si tu veux un indice, sache qu'il contient la lette 'e'. T'es content ?

 

Je me promène je vois que chacune y va de son petit sobriquet : Crapiot (heeeey, salut Mme E, ça choune ?) ; Petit Pois, Nain, PetitBonheur, MissBordel, Minimoi ; Le Machin, GrandeChérie....

 

Du coup faut que je trouve !

 

J'avais pensé à La Chouine, rapport au fait que c'est franchement pas une pleureuse ma môme (tiens, la môme ça pourrait le faire en fait), mais elle a déjà passé son Master II en chouinage. Des fois je crois qu'elle s'auto-saoule à force de chouiner, du coup ben elle chouine.

 

P1040772.JPG

 Tiens, est-ce qu'elle chouine la fleur ? Non ! Ben alors.(l'enfant est insensible à cet argument) 

 

 

Tiens là pendant que je te cause, elle chouine. Bon OK elle se réveille de sa sieste, elle a des circonstances atténuantes. D'ailleurs j'y vais mais je reviens.

 

....

....

....

 

Me revoilou, je t'ai manqué ? Non ?

 

J'ai un peur peur que La Chouine sonne négativement.

 

Alors je pense à une autre proposition, faite par un membre de ma famille quand ma fille était toute neuve.

 

Vu qu'elle était constamment dans mes bras, le membre sus-désigné l'appelait "La Ventouse"

 

Et ma foi, ça colle bien, sans jeu de mots aucun.

 

Surtout quand elle veut téter la nuit. Je la prends dans mes bras et à peine levée elle ouvre grand la bouche et tente de choper tout ce qui passe. Sérieux, faut pas laisser n'importe qui gérer, ça peut être dangereux. Par contre si t'as un évier à déboucher ça peut être utile.

 

Et tu vois cette nuit, elle m'a eue lors d'un moment de faiblesse, et elle m'a ni plus ni moins fait un french kiss. A 4h54 et par une petite fille de 5 mois, crois moi ça laisse des séquelles.

 

Surtout que je crois qu'elle s'en sort mieux que moi.

 

Je le vis pas très bien et j'appréhende déjà l'adolescence.

 

Bon je te laisse, j'ai une tempête à affronter avec la Ventouse, je dois aller poster un courrier pour la CAF, histoire qu'ils finissent de traiter mon dossier, dont l'enregistrement initial date d'août. Je parie sur une finalisation pour fin février.

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Mais surtout j'ai une petite fille née en juillet 2011. Quand même.
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