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28 novembre 2011 1 28 /11 /novembre /2011 08:24

Avant de parler de "l'aide" de mon gyneco, faisons un petit bond en arrière.

 

Je commence à gerber partout, c'est crade. J'appelle à l'aide ma soeur. Pas celle qui a galéré pour tomber enceinte, une autre (j'ai moults soeurs).

 

Voyez, ma soeur a connu ça. Elle a été terriblement malade, a même été hospitalisée.

 

Et puis elle a été aidée. Je veux dire, vraiment. Et pas par l'hôpital. A l'hôpital on la traitait limite de chochotte, on lui laissait entendre que si elle était si malade, c'est peut-être qu'elle n'en veut pas vraiment, de ce bébé ?

 

Des gros enfoirés.

 

Ma soeur à l'époque était secrétaire médicale. Et, gros coup de bol pour elle, la femme d'un doc pour qui elle bosse a eu la même chose ! En tant que médecin, il s'était donc bougrement penché sur le sujet.

 

Il s'avère que quand on gerbe, c'est à cause du foie qui ne supporte pas les hormones de grossesse. Bingo, on a pas un foie tip top dans la famille.

 

Solution tout simple pour atténuer les vomissements : mettre au repos le foie en ne mangeant que des protéïnes.

 

Quand je disais que tous mes organes étaient des gros flemmards.

 

Il fallait donc que j'offfre des RTT à mon foie.

 

Pour ma soeur, c'est le poisson blanc qui l'a sauvée. Elle n'a mangé QUE ça pendant quelques jours, et ça allait mieux.

 

Au début je m'acharnais, mais le poisson, je le gardais pas.

 

Et en fait moi, c'est le poulet qui a été mon John Mc Clane, mon Jack (de Titanic bordel, pas de Mc Gyver), mon Sully de Docteur Quinn..

 

J'ai trouvé ça au bout de 8 journées au dessus des chiottes (c'est long 8 jours à vomir, tente un peu pour voir).

 

J'ai goûté...et ô joie ô déléctation de la Vie, je ne l'ai pas vomi ! Attention j'étais calée avec une cuillère à café de poulet hein.

 

Une fiotte je vous dis.

 

Mais ça passait. Dès le premier jour de régime poulet ya eu du mieux. J'en mangeais une cuillère toutes les 3H, je sentais déjà que je reprenais des forces. J'avais toujours des fortes nausées, mais youpi, le poulet daignait rester dans mon corps et être digéré.

 

poulet.jpg

                                          La ramène pas jvais t'bouffer. Même si t'es plus grand que les arbres

 

 

Je vois loin très loin le bout du tunnel, mais la peur me guette, tapis dans l'ombre de la faïence.

 

Toutefois, j'ai eu raison. Chaque jour j'ai pu prendre un peu plus de poulet. J'ai moins vomi.

 

En une semaine, je ne vomissais plus qu'une fois par jour. Et les nausées diminuaient aussi. J'ai réintroduit peu à peu d'autres aliments.

 

Le coca m'aidait vachement aussi.

 

A Noël, je vomissais une fois par semaine. Ah elle faisait plus la maline la gerbe !

 

Janvier : je retrouve l'appetit. J'ai une envie de dingue de lasagnes et de bonbons acidulés. Je ne retiens pas mon envie.

 

Mon credo : si j'en ai envie c'est que mon corps en a besoin. Na.

 

De toutes façons là je pèse moins qu'avant de tomber enceinte. Hou-hou.

 

Février : plus de nausées, plus de vomissements, je mange tout à fait normalement.

 

Freeeeeeee as a biiiiiiird.

 

Si toi qui passes par là tu vomis à t'en décoller les talons, essaie donc de foutre la paix à ton foie, ça peut pas être pire que maintenant non ?

 

Mais tout ça ne dit pas comment s'est passé mon rendez-vous avec le gyneco, alors que j'étais si mal.

 

A suivre...

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25 novembre 2011 5 25 /11 /novembre /2011 12:00

Me voilà donc enceinte.

 

Enceinte, enceinte, enceinte.

 

Je le dis tout de suite à ma soeur (celle qui a galéré), a une bonne copine, et à ma mère, qui savait que j'avais une injection.

 

On a toutes fait froufrou du cul avec émotion.

 

On choisit d'attendre pour le dire à ma belle famille. Voyez, ils sont du genre spéciaux, et là je reste polis. Pour les membres masculins, ils sont de véritables connards ont un fort caractère. Si je venais à faire une fausse couche, on aurait entendu des prhrases teintées de sentiments mielleux :

 

Pour Diego :

"Ben alors, t'es pas foutu de faire un gosse qui tient ? T''as pas les couilles de ton père toi."

"Hof jsuis sûre que c'était une gonzesse va, c'est donc pas si grave."

 

Pour moi :

"Ben qu'est-ce que t'as fait pour le perdre ?"

"'C'est parce que t'es trop grosse, tu manges mal et tu bouges pas, c'est pas bon pour le bébé"

 

Après, sachant qu'on voulait faire un gosse, on aurait eu une pression de dingue, avec des "alors ?" toutes les semaines, et des conseils de merde sur comment faut faire. Etant donné que belle maman est tombée enceinte à chaque fois sans difficulté, les conseils ils peuvent se les carrer à fond dans le fion.

 

Les trois premières semaines de grossesse (donc une seule depuis que je sais), je flotte, c'est la plenitude, je suis telle le délicat beurre salé qui fond sur la tartine sortie du grille pain.

 

A la fin de ces trois semaines de grossesse, on se fait un pti resto un samedi midi. Tout va bien. Si j'avais su, j'aurais enjoyé ces moments à donf ma mère.

 

Après mangé, bwarf, ya un truc qui passe pas là, je me sens pas super.

 

T'inquiètes ma poule, ça va juste empirer X 1000000.

 

Je passe le reste du weekend à croire que je vais gerber, mais non.

 

De retour au boulot...pas bien de la journée.Pas bien du tout même.

 

"Huhu les nausées ça, c'est rien ! Même si d'accord, c'est désagréable."

 

Super. DONC LA TU VEUX MON PIED AU CUL, C'EST CA ??

 

Je rentre chez moi....et je fais mon premier vomito. Il y avait Charmed à la télé. Y a t-il un lien ?

 

ça a été le premier d'une loooongue série.

 

toilettes.jpg

                                                              Mon partenaire de galère.

 

 

Pour t'expliquer ami lecteur. Y'en a qui ont juste des nausées. Y'en a qui gerbent. Et y'en a qui font QUE gerber. (je préfère ne pas parler de celles qui n'ont rien, celles là jveux les taper)

 

Devines où je me situe ?

 

Voualaaaaa. Même l'eau je la garde pas. Et là, comment te dire....je déprime.

 

Je vais voir un homéopathe acupuncteur. Il m'arrête une semaine. Mais ça ne change STRICTEMENT rien.

 

Je vomis non stop. Très vite je n'ai plus de force. Je ne peux plus lire, regarder la tv, aller sur le net. Je suis au fond de mon lit, c'est tout.

 

J'essaie de me faire à manger mais rien que le fait de descendre/monter les escaliers, j'ai le coeur qui bat à fond et je faiblis.

 

Je me mauviettise.

 

Je perds 7 kilos en une semaine. 7 putain. D'habitude j'aurais kiffé ma laïfe. Mais là, non.

 

Je fais pipi marron, je n'ai plus rien à vomir mais fait étrange, je vomis quand même. Je suis conditionnée, rien que de VOIR la faïence des toilettes, j'ai la gerbe qui monte.

 

J'ai si soif, je rêve d'une douche d'orangina (cherche pas pourquoi, j'en sais rien). Mais même l'eau, je la vomis.

 

Le moindre bruit raisonne dans ma tête, et je vois des flashs de lumière. C'est X-Files dans ma piaule.

 

Je n'ai jamais été si mal. Je supporte pas ça.

 

La douleur je supporte. Ce mal-être lancinant, je peux pas. J'ai constamment envie de vomir. Et je vomis.

 

Seul point positif : j'arrive à dormir la nuit. Je suis programmée pour ça en même temps.

 

Là, l'insoutenable idée sifflotte à mon oreille : ce bébé, j'en veux plus. Une part de moi souhaite même faire une fausse couche. Je veux que ça s'arrête. J'en suis qu'à un mois, on dit que ce sont les trois premiers mois les plus hard.

 

Putain encore deux mois. Je vais mourir.

 

Mes collègues m'appellent "c'est positif si tu vomis, il parait que ça veut dire qu'il s'accroche, c'est que tout va bien".

 

Je n'ose pas l'exprimer, c'est très tabou...mais je suis si mal que je ne veux plus qu'il s'accroche.

 

En même temps je veux un enfant, et retomber enceinte veut dire de grandes chances que ça recommence...alors tant que j'y suis, autant tenir bon.

 

En fait c'est pas tant le bébé qui doit s'accrocher, c'est moi !

 

Je touche mon ventre. Je me dis que ce serait bien des jumeaux...

 

Je tiens le coup dans quelques jours j'ai rendez-vous avec mon gyneco. Il va m'aider, il va comprendre, il va faire quelque chose.

 

Ben visiblement, je vivais au pays de Bisounours....

 

A suivre...

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24 novembre 2011 4 24 /11 /novembre /2011 08:41

Nous étions donc dans l'attente, les jours passent et se ressemblent.

 

Je n'attends pas spécialement un test de grossesse positif, enfin si quand même, mais j'y crois sans vouloir y croire pour ne pas être déçue.

 

Toutefois un lundi matin, allez zou je fais un test de grossesse, ceux achetés sur le net pour trois fois rien, que si ça se trouve ce sont des petits Uruguayiens qui les ont faits.

 

En mode head in ze ass, je fais ce que j'ai à faire.

 

Et là...bordel. C'est une légère barre rose ou bien ?

 

Putain et personne pour confirmer, je suis en solo à la maison.  Rah quand même je vois une barre là. Je prends des photos du test. Le truc qu'on fait toutes (nan ?). Alors que j'avoue, la photo du test positif, je l'ai pas encadrée, et je la regarde pas tous les jours quoi. Mais bon ça fige l'instant, l'instant où on SAIT.

 

Bon ben du coup pour l'occaz, je la ressors :

 

P1020736.JPG

                                        Si si ya un léger trait (ça te fait quoi de savoir que j'ai pissé dessus ?)

 

 

Panique à bord.

 

Première pensée : il naîtra en juillet. Ou fin Juin.

Deuxième pensée : putain faut que je fasse une prise de sang avant d'aller au taf. Elle est où l'ordonnance eue il y a trois mois ? ELLE EST OU PUTAIN ?!

Troisième pensée : je sens que c'est une fille.

Quatrième pensée : Juin/juillet ? Trop bien je serai en congé mater pour les beaux jours. A moi les après midi en débardeur sur la terrasse pendant que les collègues se lèveront tôt. Ma Fainéantise a un orgasme.

Cinquième pensée : merde. Jvais être maman. Euh nai peur un peur quand même.

Sixième pensée : jvais avoir un bébéééééé

Septième pensée : putain j'ai un truc vivant dans le bide.

Huitième pensée : pourquoi je le sens pas bouger ?

Neuvième pensée : t'es con ou quoi. (et ne réponds pas "quoi")

Dixième pensée : comment je vais faire si je supporte pas ses pleurs ?

Onzième pensée : jvais avoir un bébéééééé

Douzième pensée : m'en fous jveux un bide énorme jvais bouffer comme une truie.

Treizième pensée : euh si tu passais la quatrième là ? Non car bon t'es sur la nationale et t'es toujours à 60 là...

 

 

Je pars au boulot grave à la bourre. Je m'arrête au labo, il y a déjà 154 personnes qui attendent. Je vais être grave grave à la bourre. Je téléphone et délivre un fielleux mensonge : "j'ai eu du mal à démarrer ma voiture ce matin, j'arrive ! "

 

On sait mentir ou on sait pas, et moi je sais.

 

Je me fais piquouser pour ma plus grande joie, et je vais au boulot.

 

En vrai j'arrive tranquille, mais pour donner des billes, je monte presto les escaliers me menant à mon bureau, et j'arrive toute essouflée. "pfff, pfff, je suis désolée"

 

Je confie la nouvelle à 3 collègues qui étaient au courant de notre projet bébé. C'est pas que j'ai aucune notion du concept de vie privée, mais ces collègues, elles pourraient être ma mère. Et ça faisait des mois qu'elles me "taquinaient" avec des "ah la prochaine à être enceinte, c'est Gabrielle !", si j'étais fatiguée c'était "héhé, tu serais pas enceinte ?"

 

Moi, m'attendant à en baver, à mettre comme ma soeur pas mal de temps, leurs propos me donnaient parfois envie d'aller me petit-suicider. Donc un jour, j'ai réuni mes collègues, je leur ai fait part du projet, des difficultés qui semblaient s'annoncer, et je leur ai dis tout simplement que leur paroles faisaient pas du bien. Elles se sont senties mal du slip, et je n'ai plus jamais eu un mot dérangeant.

 

Journée très productive mon boss a dû être content, j'ai fait que regarder les minutes passer. Oui, vous pouvez le dire : ce jour là j'ai été payée à rien foutre.

 

Le soir, fébrile, je vais chercher mes résultats. Je prends l'enveloppe, je retourne à ma voiture. Au début je pigeais que dalle, comme ça se lit leur truc de merde ?

 

Puis j'ai branché mes neurones, et j'ai compris. D'après mon taux, enceinte de 2 semaines. Oui ça correspond.

 

Et j'ai crié dans ma caisse.

 

En rentrant je l'ai annoncé à Diego, moment étrange, je ne réalisais pas encore. Lui non plus. Il a même eu un coup de flippe. Même s'il le nie toujours, j'ai vu la peur dans ses yeux. Et oui mon gars, t'as eu les miquettes faut bien le dire.

 

On a fêté ça. Diego a fait pété l'apéro, il a pris un martini.

 

Et moi...du jus de fruits.

 

Du jus de fruits putain. Comme une pucelle. Ou presque vu que je suis en cloque.

 

Mon dieu je suis enceinte je peux plus picoler.

 

Là, j'ai réalisé.

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J'aime la charcuterie, le moelleux, l'odeur de l'eau de rose et notre maison même si là elle ressemble à rien avec les travaux.
Mais surtout j'ai une petite fille née en juillet 2011. Quand même.
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